‹ Histoire générale depuis les temps les plus reculés jusquà l'an 1832Chapitre 13 sur 25 · IV · texte numérisé non relu

IV

|»ut))ique^ mais ellefe proianaifiit aussi leurs trio«ifriaespar leurs barbaries et leuv rapacité.

vLa guerre de la Yeodée fut la plus terrible. Les Roj^^isteft s'étaient de nouveau^ rendus redoulabfes; lemfs troupes inondaient la Bretagne et la Norman di e. Après des succès balancés les infortu&és fioyalistes lurent totalement défaits dans les combats di| Mans (la et i3 novembre i793)v Cette saiiglanté journée leur coûta prèsde vingt mille hommes, et les débris de leur armée furent exterminés peu de tafnps après à Sa ve nay (a 3 Décembre). Un très- petit nombre de fugitiis, entre autres L a Roc he- Jaquelin parvinrent, en traversant la Loire, à regagner le foyer natal ; mais dans ces contrées-mêmes les Royalistes après avoir été battus sous Charette (a Janvier 1794) furent réduits à chercher un refuge dans les retraites les plus inaccessibles du pays. Cette guerre désastreuse avait, à cette époque, déjà consumé im den|ii-imiUion d'individus et oefifndant ses fureurs ne cessaient pas «mcore. De soidisant wcolonxies iniernalescc pareDuraotlftpays^ en tons s^sy en firent un théâtre de massaorea et d'incendies. Inaccessibles à la p:t9 ils entraînaient par troupes à Nantes les malheureux habitants et les livraient à la ragjB du tigre Carrier dép^té d^ la Convention qui, de sa propre autorité et sans aucune imm^ deprpcès, les faisait ^litjra.i^çr, sabrqr q^ jeter dans la Loire par centaines.

Lyon cetta cité opulente et magniâque} ornement de la Fronoe méridionale fut aussi le théâtre de sein^ blables horreurs. Après que cette ville eut levé l'étendart de l'insurrection contre la tyrannie des Jaa>biofiy les terroristes firent marcbçr contre elle des forces mili* taires redoutables. Ce fut en vain qu'alors eUe se déclara ouvertement pour la République une et indivisible et qu'elle accepta la nouvelle Constitution. Lyqn devait subir la punition dé son dévouement au parti de la Gironde* Les habitants résolurent alors de se dé-» fendre en désespérés; privés de tout secours ils sou-! tinrent pendant soixante^-dix jours du siège le plus ob&tipé* Leurs forces étant enfin épuisées, et Vespoir les abandonnant, las Sa sections de la ville jse soumi* rent au vainqueur en in^plorant sa clémence (9 Oo* tobre 1793). Mais point de pitié pour les Lyonnais! Us cleyaient être jugés d'après les lois de la guerre. Lyon devait être d^triiite à réception des maiMin desPat^ipt^. Les restes de cette cité fi^n^t appelés »poii^nmne affranchie^ et ^ur Ifs r^i^ne^ de,h| vilLç devait s'érig^^r un idpPiioieiift qui Qtjtçstat le cripifi et la punition dç ses habitants.. C'est ainsi que s'pai^ primait Je décretide jia cçnrentio^. CpU o t d'he r-ç bois chargé de l'exécution de ce décret ^^açquf^t^ dçi c#jtl^.w^?ip»4'^«^ Ç^^f^WF^ digpe dese^cpmwetta^tf» j l>^^(?t&4^ ^bw^.sj^te^aifWf d(ç s^Wtr Tp^

dmr ^çs p3çJ^res,iflfe<?tft,V9^ï»P^t^P^^;^^ i^ÇWS ^^^ trjh ; plu^ dp; ^099 .^q^iff^^s. fwrwt wnv>!ié?^, ,

Bord 6 aux, Marseille virent aus&i dans leurs murs de pareilles scènes de massacre. Les troupes de la Convention y exercèrent les mêmes atrocités, avec la seule différence que le nombre des victimes fiit un peu moins considérable.

Ce qui importait alors le plus à la Convention é'était de reprendre Toulon. Le vaillant D u go mm i e r fut chargé des opérations du siège de cette ville qui , à la suite d'un assaut général , tomba en flammes au pouvoir des vainqueurs furieux (ig Décembre). Les flottes anglaise et espagnole, avec la moitié de la population gagnèrent là pleine mer, après avoir incendié les vaisseaux français , le chantier de construction et l'arsenal* De même que Lyon^ cette ville eut à subir le châtiment prononcé par un tribunal vengeur.

Ce fut au siège de Toulon que Napoléon Bonaparte fit ses premières armes, en qualité d'officier d'Artillerie. Il s'y distingua autant pardon courage que par ses connaissances militaires. C'est dans le rapport avantageux de Dumourier que fut pour la première fois nommé publiquement l'homme qui peu de temps après remplit l'univers de l'éclat et de la terreur de son nom.

Les armes républicaines remportèrent contre les ennemis du dehors des avantages non moins brillants qtie contre les armées étrangères. Deux victoires importantes remportées à H o n d s c o o t e et à M a u-

beuge chassèreDt les Coaliaés des frontières du nord qu'ils pressaient vivement. La désunion parmi les alliés fut cause de ce revers. Houchard et Jourdan généraux républicains remportèrent, le premier sur les Anglais (8 Septembre), le second sur les Autrichiens (i5 et 1 6 Octobre) des victoires décisives. Les Anglais surtout, ainsi que leurs auxiliaires éprouvèrent une perte immense. Malgré ces succès Houchard tomba sous le couteau de la guillotine, et Jourdan, l'idole des Jacobins prit le commandement en chef de larmée*

T^ fortune des armes cessa aussi de sourire aux A 1 liés dans les contrées du Ha u t - R h i n. La Convention avait ordonné la conquête de L a n d a u à tout prix, et le cri de guerre de l'armée républicaine fut )»Laiid a u ou 1 a m o r t« L'^ithousiasme triompha. Il est vrai que Hoche essuya utie défaite^ dans la bataille que le^uc deBrunswic lui livra à Kaiserslautern et qui dura trois jours (%S au 3o Novembre), mais bientôt après, ayant fait sa jonction avec Pic h egru, il rompit les lignes autrichiennes à Freschw il 1er derrière la Moite r (aa Décembre) et força le héros septuagénaire Wurmser à se retirer avec une perte considérable sur Weissembourg. Les . restes de l'armée impériale passèrent le Rhin, a Sp i r e. Les Prussiens se retirèrent aux environs de Mayence. Le Duc de B r u n s w i c se démit du corn-

mandement de Tarmée, dont se chargea aiors le Feld-maréchal Mœllendotf.

Campagne rie 1794» Conquête de ïa flolUinde, Guerre en Italie, et contre l'Espagne.

La campagne suivante amena des résultats encore plus décisifs (1794). I^e théâtre principal des opérations militaires fut dans le nord où FEmperèur François vint lui-même. A la suite d'un combat général le Prince de Cobout^g repousse les Français au delà de la S ambre et met le siège devant Landrecies. Mais la prise de cette ville fut le dernier sucées des armes autrichiennes danâ cette guerre. L'immense plan de campagne màilité par C a i^ti ot pour reconquérir les forteresses enlevées et anéantir les armées ennemies commençait à s'exécuter. On devait menacer celles-ci des deux cotés/ et les envelopper dans le cas où elles ne se retireraient pas. Les forteresses privées de soutien tombèrent d'elles-métnes sans être assiégées. Pichegru avec le gros de son armée se jeta sur la Flandre occidentale et Charbonnier à la tête de l'armée des Ardennes passa la Sambre et vint menacer Charleroy. Plusieurs combats se succédèrent alors aitr'aiitres celui "que Pichegru livra au Prince deCo-.

bourg (3 Jttin) près de Tournay et qui n^ul aucun réstidtatdécisiff quoique vingt aiiUe edubatloiits y eussent perdu la vie. La reprise d'Y près efi(rc* tuée par Moreau achevai remettre la Flandre au pouvoir des Républicains.

Cependant la République semblait plus sérimiacment menacée du côté de la S a oi br e. Les Français d'abord saus Charbonnier, puis soUs Jour dan passèreât quatre fois ce fleuve, et fui;*ent toutes ks quatre fois repoussés par les Autrichien a. Mais r£inperéur par un pressentiment des rêver» qui devaient accabler son armée , la quitta et reloUvna à V i e n a e agité d'inquiétudes. Ses préviatoiÉs se réalisèreati T^es Français passèrent une cinquîèaat toiè la S a m b r e, dooDerent de nouveau l'assaut àCharleroyet s'emparèrent des ruines de cette y4Ue inœwHée pai* leurs proprés boid^s (a5 Jttiti)« CoboUrg ijg;norant la chute deCharleroy, et accourant le leodemain à son secours I rencontra l'armée Irançaiae dasë les plaioes de F leur us et perdit uôi^ bataille décisive (a6Juin)« Cet échec força toute l'armée autrit^ieni^ à la retraite; et après avoir râtoporté plusieurs mities ftrantâges les armées du Nord et des Â^dennei, (qui dès loni prirent le mxm d'àmiéç ck Sambi'é bt M en se) firent leur jonction à A t h ^ et eiitt*èrènt en- B^tAAe à Bruxelles. Le gros de l'armée aritricbicsona poursuivie sans relâche par Joufdan-ae retira cWrière la Meuse, tandis que Pèebegru pdur-

suivant sa marche victorieuse vers la Ho li»B de, chassak devant lui les Anglais commandés par le duc d'York) ainsi que les Ho 11 a n d ai s.

Les quatre places fortes enlevées capi^dèrent dans ces entrefaites Tune après Vautre (i6 Juillet, 1 5 Août, !27 et 2g Août) avec la petite armée de siège commandée par Scherer; elles avaient été intimidées par le décret de la convention qui ordonnait que les gar nisons qui n'obéiraient pas à la sommation de se reii<dre fussent passées au fil de répée.

J o ur d a nr fondit alors avec une nouvelle impétuosité sur les Autrichiens conunandés par Clairfait. Le Prince ^de Ciobourg venait de «e démettre du commandement, irrité du peu de snccés de sa proclamation par laquelle il avait appelé aux armes contre l'ennemi commun les habitants de l'Allemagne occidentale et réclamé d'eux des secours en vivres et en argent

Jodrdan, après avoir audacieusement eiPectué le passage de la Meuse, repoussait par des sucées journaliers les Autrichiens au delà de la Roer. 11 les attaqua encore dans cette position (^ Octobre) et leur enleva, au prix de beaucoup de sang, leurs formidables redoutes. Clairfait se retira alors en bâte verâ le Rhin qu'il passa dans la nuit du 5 au 6 Octobre^ près de Cologne; Juliers et l'importante place de M a e s t r i c h t se rendirent aussi aux Français ( 4 Novembre ) / et bientôt les forces des Alliés

quiuèpeni les contrées du haul- et du moyea Rhin. Tous les pays de rAllemagne sur la rive gauche du Rhin furent occupés par les troupes républicaines. La forteresse de Rh i n f e 1 s et la redoute du Rhin devant Mannheim tombèreiit par capitu^ lation (a Novembre et a5 Décembre) au pouvoir des Français. Il n'y eut que Mayenceet Luxembourg (cette dernière forteresse passait pour inexpugnable)^ qui restèrent aux Alliés.

Cependant les succès des armes françaises ne rem* plissaient plus de joie les peuples, comme au com^ mencement de la guerre^ I^a férocité des chefs ter* mristes se fit ^sentir à l'extérieur comme contre les ennemis de Tintérieur. Leur devise n'était plus: »Guerre aux châteaux, paix aux chaumières^ Les cruels droits de la guerre furent mis sans ménage* ment en vigueur par un décret formel de la Convention (a5 Septembre lyqS). Aussi vit-on des famille entières suivre par centaines les armées allemandes repouss^e& par les Français. Les bords du Rhin re* tentirent des gémissements de ces infortunés. Ce fut le manifeste du Duc de Brunswic qui attira ces maux à l'Allemagne.

Ce fut dans la campagne de Hollande que, sous Pichegru, les armes françaises acquirent alors le plus de gloire. Immédiatement après la conquête de la Flandre autrichienne ce Général avait pénétré dans les Etats de la Cénéralité, battu le Duc

d' Yo r k dftiis plusieurs rencontre», l'avait reponfisé au delà de la Meus e^ s'était rendu maître de plusieurs plac^ fortes et menaçait le centre de la RépubKqueP icbegru trouva dans le peuple hollandais raimliâire te plus puissant contre le Stathouder béréditaire que, depuis peu de temps, des armes étrangères avaient impoâé pour souverain à ce peuple divisé* Le hasard de scMi e6té favorisa aussi les projets du général républicain. Un froid rigoureux ayant couvert de glace les rivières et les contrées inondées, lei armées pénétrèrent sans obstacle jusque dans le co^ir de la Hollande (à7 Décembre); tes forces que leur oppMer^nt les Anglais et les Autrichiens alkés du Statfaouder lurent battues sur tous les points; puis séparées ^itièrement des Hollandais et enfin successivena^nt forcées de repasser leLeck et l'Yssel elles dirent repousâées jusque sur te territoire de TA 1 le ma g n e« La lutte cessa dès lors entièrement; le Stathûuder héréditaire se démit dès le 17 Janvier^ dan^ la séance des Ëtats^Généraux, en son nom et au nom de ses fils de Tautorité civile et mUitaire et s enfuit en A n glacier re. Mais dans toutes les viUes du paya-^ ce fut Leyde qui donna lexemple le 19 Janvier -^ le parti de&»Pdtriotefic( se leva et renvetrsa le ^otilternemem détesté de Faristooratie. Les Représentants du peuple batave se rassemblèrent à La Haye; la son^etiaineté du penple et les droits de rhomme £areÀt proclamés et l'on abolit le ^athoudérat hérédi-

taire ^ainsi que toute la constitution de 1787 (3 Février 1 795). Tout le pays, les places fortes, les ports, les escadres se soumirent au vainqueur, Tarmée coalisée après avoir repassee TE m s se rélira vers le V € s e r.

La République française tira sagement parti de cette inappréciable conquête, elle fit de la Hollande son alliée en la maintenant dans la dépendance et lui imposant comme à sa fille d'adoption, une constitution basée sur les principes de celle de la Réptiblique-mère, et une alliance offensive et défensive (16 Mai). LesBataves formant une nation, se réunissant en assemblées primaires furent proclatnés peuple souverain; le pouvoir législatif fut déféré h un Corps de représentants librement élus et divisé en deux chambres; et un directoire composé de cinq membres tut revêtu du pouvoir exécutif.

Ce ne fut cependant pas sans sacrifices que la Hollande obtint son indépendance et la paix. Il fallut qu'elle cédât à la France la Flandre hollandaise, Vènloo, Maestricht et le territoire qu'elle possédait le long de la Meuse. La République française demanda en outre cent millions de florins pour les frais de la guerre , la libre entrée de ses vaisseaux dans l'Escaut et dans le port de Flessingue. Finalement la Hollande fut contrainte de tenir à la disposition de la France la moitié de Farmée hollandaise, douze .vaisseaux de ligne et dix»huit frégates.

La Victoire ne fiit pas moins fidèle aiix arin<^ de la Ri^>ublique en 1 1 a H e et surtout en Espagne, Les Républicains français pénétrèrent . de nouveau dans le Piémont et y battirent les Alliés (Avril -Août J794). Ils pénétrèrent plus avant quelque temps apr^ défirent les A ut ri chien s à Loano et répandirent au loin la terreur de leur^ armes. Dans ces contrées comme partout ailleurs la disposition des esprits parmi le peuple seconda leurs succès. Ils avaient déjà auparavant obtenu des avantages encore plus décisifs sur les Espagnols. Pugommier après avoir remporté une victoire brillante à Ce r et (3o Avril 1794)» les chassa du territoire français et traversant les Pyrénées orientales fit une invasion en Catalogne. Une bataille sanglante qui dura trois jours fut livrée (17 — ao Novembre) ;Dugommier et le général L a U n i o n y perdirent la vie; mais la victoire resta aux Républicains. L'année des Pyrénées occidentales pénétra aussi en Espagne avec des succès non moins brillants. Plusieurs places fortes furent enlevées ; Madrid même trembla. L'Espagne se voyait perdue ; il ne lui restait d'autre moyen de salut que la paix.

Le 9 Thermidor, Affaire de Quiberon. Le les Prairial

Le règne de la terreur qui avait amené taul de triomphes avait cessé. Les dissentions survenues

entre les Chek des terroristes préparèrent la chute du parti. Billaud-Varenn es et ColIot-d*herbô i s jaloux du pouvoir de Robespierre s'élevèrent contre lui et encouragèrent par leur agression l'attaque de leurs ennemis communs. Robespierre pressentant l'approcbe de l'orage, prépara de concert avec ses affidésy et notamment avec St. Just et Cou thon de nouvelles listes de proscription. Dans la séance de la convention du 27 Juillet (9 Thermidor), Tallien monte tout-à-coup à la tribune et dénonce l'ennenri qui naguères le faisait trembler , et déchaîna , par cette attaque soudaine et audacieuse, la colère longtemps concentrée des gens de bien justement indignés, mais jusqu'alors retenus par la timidité. A ba s le tyran, s'écria-ton de tous les points de la salle — malgré les impuissants efforts tentés par Robespierre et ses partisans pour l&ir défense — leur arrestation lut décrétée et mise de suite à exécution. Cependant Robespierre secondé par les Jacobins dont il est l'idole parvient à s'échapper et se retire avec eux à l'hôtel-de-vîUe, Le Conseil de la commune, la populace etHenriot, le fougueux commandant de la force armée sont pour lui. Sans l'irrésolution de Robespierre, la convention était perdue. Déjà les bandes meurtrières* sont en marche contre la salle des séances, lorsque la convention i»et soudain RobespieVre, Hénriot et lear^ partisans «hors la loi,ot Aussitôt les coiïpables se

virent abandonoéft do ïmrs- gmis. Ubptel de vUle e$t forcé et Robespierre qui, ayant tenté de se brûler la cervelle, s'est fracassé la mâcboire, est traîné sanglant à l'écbafaud. Avec lui périrent sur le même échafaud.Robes pierre le jeune son frère, Cou* thon, SL Juste, Henriot, Fleuriot-L'escot Maire de Paris, Vihiers président des Jacobins, Dumas, prà^idcnt du tribunal révolutionnaire et quatorze des principaux terroristes» Les deux journées suivantes virent tomber, encore quatre-vingttrois têtes ), la plupart de membres du conseil de la commun^, et de juges du tribunal révolutionnaire. L'espoir reiiaqnit d^n^ le coeur des gçns d@ bien*

Ce triomphe cependant n'était pajs complet* Les partisans du système de la terreur se trouv^ieQt dans le sein de la convention même, et ils étaient nonv breax et pmissgnts à Paris de méoie que dans tou|;e la Fr^mce, pillftudr-Varennes et Collpt d',HerïxQi^ clii^fs actuels d^ parti n'étaiçnt pas inoins s^nguipairfi$ qw le ^yr;^ iipmolé; il& l'f^aie^ même q»of»e d*Ya» tftge. î^ 4t uation ej^têrieure ç t. mykmuv^ d0 U République prêtait aussi, à ce dê^^t^fi^^ çyrtémç, VappareiiM^ d'up ,dçgfé de forçp supérieur* Le$^ eiH^ei^is du 4ehQfs jQt 4^ ded^n^ sjét^^nt ççojutW' wirti-e la lifeef^i,. I^ terrcjpf ^^'e t- quoi- <pir'/9lle montât l'innpciEiAt oomip^, le cQupjibJ^ — fç^mit la. M^ve^.: i p^MSl^rçi^ ^'^. vMopftî^,,Jip ^yr

Roy^l tste&? Telle n'élaift nullemeot rintention de» »Thermîdoriensa les mieux intentionnés. Ils étaient attachés de bonne foi à la République i et ré» solo de sacrifier tout intérêt quelconque au plus précieux de tous, c'est-à-dire à la Liberté. D'un autre coté les Terrorisl:e8 profitèrent de cette disposition générale d^ esprits^ pour ranimer leur redoutable faction.

Aussi la xsonyention renoontra-t^Ue joumellemaait dans ses opérations des obstacles toujours croissants^ Les restes de la f acti<Hi terroristes qu'on nomma »! a queue de Robespierre* parurent plus difficiles à abattre que ne Tavaitété Robespierre lui-même.

Ces ctrcoasÊMices. expliquent la marche chancelante et sœivent iqémci rétrograde que scrivit la convention. D'un coté l'on ren^t la liberté aux détenus, on prèserivit des iatmm plusxkmoes au tribunal révolution-» naire, et l'on restrét^nit ^autorité des Comités de Sa^ lut pnUic et de fiàreté générale. De Fantre on rou^* vrit les elubad«B Jacobins, qu'on irvaït fermés à la chute de Bobespiierre; on eontinua de Ëiineanbir la peine de mort pour les délits politiques;' on maintint les comités réviolutionnaâres et les formes- du gouver^ RejBo^t révolutionnaire, et l'6n repoussa les attetnteâ portées aGKrt€ftMf& dé la faction tefrrorifi^eé

Peu-à-peu cependant le Modéranttsin^ ptéfi^ lut left^'s'aflbrmitipM^le stifflliee 'de qnelque^-uns des lerroriSEtea .lesi))itM wt^igokmMsA Le^^nventtotitie)

Carrier ce monstre altéré de sa»g, qui avait asr souvi ses fureurs dans la Vendée fut accusé avec un de ses complices et exécuté (17 Décembre)^ Fouq u i er-T i n V i lie qui dAns Texercice de ses fonctions d'accusateur public s'était délecté dans l'effusion dû sang, subit aussi la mort qu'il avait mille fais méritée. On décrète enfin aussi d'accusation les trois chefs les plus marquants du parti des terroristes, Billaud- VarenneSy Collot d'Herbois et Barrère, qu'on désigna sous la dénomination des «trois grands coupables^ et leurs suppôts les plus affîdés (a 8 Décembre). Mais ce fameux pro* ces traîna en longueur et excita de nottv^uix troubles. La tendance alors prédominante parmi (les membres de la Convention se manifesta par plusieurs décrets salutaires; on abrogea la Loi du maximum et les réquisitions arbitraires ; on réintégra dans la possession de leur fortune les parents et les proches des. oandamnés; on. mit un ternie aux dévastaticois que le Vandalisme exerçait sur les objets et les monuments des arts et des sciences, et l'on réprima les profanations 'des autels. Cette tendance se prononça d':une manière si ostensible qu'elle in^ira le courage des réactions; la ville de Lyon surtout et les dépv^ tements méridionaux en général en fournâreAt d'efi^ayants exemples.

,.La Vendée se ress«illit aussi de l'influence du nouiifeiau système. L'insurrection se ralluma etCha-

rette répandit de nouveau la terreur de son uotu. La Roche- Jaqueli n et Stolflet annèreiit des bandes nombreuses d'insurgés, ^r la rive droite de la Loire, et de là jusque vers le Nord lesChouans se montrèrent audacieusement.

La Ck>nventîon essaya la voie des négociations, I^es nouveaux Généraux répubiîcains par leur conduite prudente firent naître la confiance, Charette signa en conséquence, avec la République française une et indivisible^ un traité de paix (17 et îi6 Févriei* 1796), en vertu duquel il promet obéissance aux lois de la République, fait garantir pour ses concitoyens le libre exercice du culte, une exemption temporaire du ser-^ vice de guerre à l'étranger, et d'autres avantages. Cormartiu avec les autres chefs de Ch o u a n s, et finalement Stofflet (20 Avril et a Mai), le plus opiniâtre des ennemis de la République filment la paix aux mêmes conditions.

Dans ces entrefaites l'Angleterre mit en mer une flotte puissante pour rallumer les bmndons de la guerre. Un coips nombreux d'Émigrés commandés par te Comte de Puisa y e et amené^f par cette flotte débarquèrent sur la presqu'île de Quiberon aux cotes de France (a8 Juin) et s'emparèrent du fort de PenthièVre qui en défendait les approches. Dans le même temps toute la Y e n d é e , ainsi que les habitants de la rive septentrionale de la Loire se soulevèrent de nouveau oonti*e la République. Le Comte IV. 10

Provence venait, d'être. proclauié. roi de France (depuis la mort de Louis XYII décédé Je 8 Juin daos U, prison du Temple) et cette proclamatitm a^ait exalté les Royalistes. Ces espérance^ ne tandèneat cependant pas à s'évanouir. Hoche le jeune héros refoula daqs la presqu'île les masses débarquées ainsi que les bs^ndes de Cboiâms^ emporta le fort Penthièvre (ao et 21 Juillet) et se jeta sur cette multitude avec une impétuosité irrésistible. Le Comte dePuisaye avec deux mille émigrés et quelques chejb de chouans trouva son salut sur les vadsseaux de la flotte anglaise. Près de deux mille hommiei périrent sur le champ de bataille ou dans les âots. Le reste d^s troupes de l'expédition, au nombre d'en* yjron six mille hommes commandés par rintrépîde Comte de Sombreuil se défendirent en déaes^ pérés et furent réduits à se rendre à discrétîoù.

Les vainqueurs firent grâce aux Chouans }, Mais les J^migrés, en .vertu de la loi barbare, lurent traduits devant un copseil de guerre à Vannes, qui les fit fusiller, comme ayant été pris les arm«sà la main* Les Républicains firent un butin immenàe en munitions de guerre et de bouche et en autres elfeti précieux. Ce coup fit éqhouer le projet le plus dân» gereux pour la République et abattit l'orgueil de l'Angleterre.

Par Sîf fermet;é |Qt$ambdérâtiodi ftoehei^pânrlBt ^ jaba^8f.e}' l'aiiid^c^; .des Yendéeiis études € faou ans

j47 ft cfe gtàiM èHribrâsemeirt (à quelques fiBbfes restes

Dff rè|he ée te te^reM dVWt ^é le poiftt Culifalnant de la Ré¥aturtt)n. La fut-eur des tèrtt)riSte^ àt&it îh digié k Nattoh «fait haïr là Révdlulîatt à une niultîWdé iDnoMbrdblè dé Fi'artçais; Voilà pourquoi la chtttédta ftobfespierre fut le sigtoàl dé là réàctlbft. Làtfotaiiiatittb de ta popùlàcfe-*-" avec toutes ses atro* cîtéâét sou opprbbt^ -^ iarait p^sttr la nation; Téf* froi qtrthsplf'alt uti tel gôiivei*tienieht pdUssâ les cîtoyériis dësiabii^és à iHécouHr à des Mesures opfk)^s qui rattiittèl^ètit ïeh fespënihcies dès Jwirtîérfns de F a hcienne royauté et de rariStocl-âtlé. Là eoiitftttéVbltitîbii aussi andàtiietiSe iqfue fbûribé levait déjà te front et irtédîtàit ses vefigëàhceS: ibàfe alarmés dfe e*fté àppaWtiôti les Patriotes ât-bbrattk rétehdatt dé là vérltabfë Liberté , Se jëtèihènt ehthe teë dè^ partis ipxt^êthes qtti s'avâttçaîent Fun cofati'ê I*à«ltt, et 1<^ éontînréht. ïl y eût ^epèiidàiit éhm 1^ dfej^ttë biëlrt ifltetîtionnôs des dîssehsiéns sur lëâ fflwawts filùé btt taolhs feffidàces^ en pi^oportioh dU plus ou moins d'effroi que leur inspirait ^oit Toèli* Ittcïàties, soit Vè t-efoUf du poilvbîr absolu. U Cefeveatioh TDàtionate, Paris, la Firàttce ëntiêi*è éWHëft^^hâ l'agitation J TEUi^ope était àtttentité aiii

L«s ibéfâ dé là Gonventibh i^atiénale énaibHisr-^ **ent d^ûtf fcotep #oëil l'état critique dès afiâîHè^

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et.r— reçl^isnùs indépendjirM^. -^ rU ^eiireckt ea même temps le courage d'agir d'après leur coaviclÎQn,. Rétii^Msant la ^9gesse à la fermeté^ ils continrent les effçrts .de TodiloGratie terjx>riste, aussi bien que ceox de. 1^ régctiop aristocratique» Le torrent de Te^iit du joui: •>— effet du caractère français qui paeise aisémept d'un extréfue à l'autre — entraînait plus impétueusement vers cette dernière; la Convention ellemçfie se, laissa. d'abord :aUer au courant; cependant le^ .principaux membres se saisirent bardjm^nt du gx>uvernail au milieu des écueiis^ et firent entrer sain et s^uf le vaisseau de la République , dans le port d'u^e sage constitution*

La mifie çn accusation de Carrier faillit faire soulever Paris ; lies Jacobins jetèrent les hauts cris contre. la persécution des Patriotes; on voulut sau* ver Carrier à quelque prix que ce fut. Mais.Fréron appela aux armes les parents et les ami$ des victimes du règne de la terreur; ceux-ci assaillirai les Jacot)j];is (ii INfoyembre) dans la salle de leurs séances et les dispersèrent. Le lendemain leur^ société fut dÎ3^oulte^

Mais, la fermentation augmenta à l'approche du péril qui n^naçait les chefs du parti terroriste les «trois, grands coupables.cc Leur airestation {pL Mars T 796) excita un soulèvement dans les Fau» bourgs St. A^ntoiAeèt St.Marceau (ai Mars). La Coi;iyentiQtin , fit- proclamer la loi martiale» , La

tempête éclata de nouveau ie r*^ Avril (12 Germinal).

»Donnez-nous du pain, la Constitution de 1793 et rendez la liberté aux patriotes incarcéréscc tels furent les cris dont la populace des Faubourgs fit retentir la salle de la convention. Cependant les bons citoyens remportèrent encore Ta victoire. Les trois grands coupables furent condamnés à la déportation àCayenne et Ton arrêta les députés séditieux.

Les mutins ne cessèrent pas de remuer. La convention fit venir des troupes à Paris et arma les sections de l'intérieur pour les opposer à la population des Faubourgs.

Le premier Prairial (ao Mai) les rassemblements de la populace de St. Antoine et St. Ma rceau présentent une masse de 3o^ooo hommes. Ils violent l'enceinte de la convention , portant au bout d'une pique la tête du député Féraud qu'ils ont immolée Soudain Boissy d'Anglas s'empare dn Fauteuil qu'André Dumont vient d'abandonner et par la contenance calme ^ ferme et digne d'un vrai Romain arrête l'impétuosité de la multitude déchaînée. Il fat enfin forcé de ^quitter le fauteuil ; n^iais les coin^ missaires envoyés aux sections par la Convention amènent du secours. Le Gendr e à la tête des fidèles]] bataillons des sections se précipite dans la salle, et chasse ignominieusement les chefs de l'émeute. Les

députée fugitifs revi^n^fti^, ansmIMt }ps f^fsf^ publiés par l'insolente minorité et ordonnent Y^txa^ tation des plus co^pabVes de leurs collègue?»

L'orafe groqda çupotre pendant pli^^euf^. jours. Ia Gpnventioi;! parvint epfin k rédijiire à l'obéi^saoce 1^ Faubourg St Antoine (aiMai)- Qudques- Uin3 des moteurs, et six député^ du parti d^ la Mon* t^ne. subirent leur punition $ur réçhafl^ud. Telle fut la fin de la domination de la populaire et du règne des Jacobins.

Nouveile Constitution, Journée du i^ Fmdàmiaite, Clé$ure de ia Cojfiv0nliosn*

J)j^ lors la, Région et mçme dm^^ le seas du roy a. Us me Içva plus altièr^ni^nt la fête, Af^çoM^ QQt éteçdart s^ rangèrent de^ cbjsm^anç dçmt, )^ prii^ipes étaieAt très-diyergents. I^e Tiers-^feiit r^ dpvfti^t; le retour de l'oçhlpcrafie, les, patriotes i>*^» ûp^tiqniié^ de 1789 et dç 1791 avaient foi^T^ poir du salut d^ips la Monarchie constitutii^t^ nçlla D'un autre coté les A ristac rate § etpripfip^lew.çftt les Emigrés, dont plusiwrs, e^b^ p^r h modératiou de la cgnvQutioni venai^t d^ rw^ trer en Franeç, demandaient la Mo na relaie absolue; cependant, xoéme parp^i ces dernieisr <:^«R*^'

la dtvbiofi* Néatimoina rtin et Tautre pat tî s'allièrem contre la €anventioh que. malgré les luttes de Ther* midor et de Prairial ils taxaient de terrorisme ou que du moins ils redoutaient comme strictement réput|li<^ catne«

La Convention reconnut la nécessité de mettre on terme àa système rétohiticmnaire et d'anéantir les espérances des factions par l'établissement d'une sage constitution. L'opinion publique s'était haute-» ment prononcée eontre la constitution de j 793. On rejeta aussi le principe d'unité proclamé par la dons^ titutîon de 1791* L'établissement de deux conseils devait, quant à la législation, garantir la maturité des déltt>érations, et te mode d'élections réglé par la dif* vision en deux classes et par des conditions de propriété, attachées au droit d'élire (telles qu'elles avaient déjà été fixées eii 1791) devait assurer la bonté des choix. Tels furent les principes sur lesquds Boissy d'An g las basa le projet de Constitution qu'il présenta le a3 Jmn à la Commission des onze* Ce pro« jet fiit adopté sans amendement par la commission et soumis à la ratifiôâtion ou au rejet des assemblées primaires.

A ce pro}^ de Constitution étaient joints deux ai^ très décrets qui ordonnaient la réélection dé deui^ tiers* des membres actuels de la convention et qui en fixaient le mode. Cette mesure était sage et même poUliquement nécessaire. La grande majorité des

assemblées primaires déptrtemenlftWs aeceptèrenl ces deux décrets. Les armées les adoptèrent également; mais les Sections de Paris maintenant animées d'un esprit contreréyolutionnaire ou royaliste ^ et &mémt leurs espérances sur une réforme totale se soule^ rent contre ces décrets. Ce ne fut plus la populace du Faubourg St. Antoine, maisbtealeFaubourg S t. G e r m a i n habité par les citoyens les plus riches et les plus considérés, repeuplé recerbment d'éni^rés rentrés, d'Aristocrates et de Royalistes qui se révolta contre la Convention. Quarante mille hommes pre» nient les armes sous le commandement du Géaéral Danican. La Convention de son côté rassemblé quelques milliers d'hommes des troupes de lîgne^ auxquels se joint une masse d'environ deux mille ré* publicains, sous le nom de bataillon des Patr io^tes de i 789 sur la fidélité desquels la conventiofi peut compter.

Ces £orcei sont placées sous les ordbres de Sïappléon Bonaparte qui, en récompense de sa coi^ duite au siè^ de T o u 1 o n avait été nommé Général de Brigade à l'armée d'Italie, l/action a lieu le i3 Vendémiaire (5 Octobre lygS). Bonaparte, avec aqn artillerie foudroie les rangs des citoyens. Au bout ^une heure la victoire est décidée* Deux mille vie* times restent sur le carreau. Plusieurs arrestations et quelques exécutions consolident cette vi^^oîre.

I^a Convention élit lés deux tiers de ses memiiures

(foi doivent entrer' dans kes notn^Iies chambres légMlatives ^ et y joignant les^ députés m>uvelleinent élus qui- forment le. troisième tiers, elle en compose le Conseil des Anciens, celui des Cinq-cents et nomme les cinq membres du Directoire — qu'elle à prudemment soin de choisir exclusivement parmi ceax des membres de la Convention qui ont voté la mort du Roi — ; publie une loi d'amnistie, décrète que la place de la Révolution sera désormais appelée Place de la Concorde et déclare que sa session (à jamais glorieuse et terrible) est terminée. (26 Octobre 1795. 5 Brumaire an IV).

Campagne de'fjgS, Paix avec la Prusse et ^Espagne,

L/e^rit de discorde qui partant du foyer du Gou* veraement s'étendait sur l'Etat entier, *avait aussi péa^ré dans lés armées ; il y avait semé la défiance et entravé l'unité des opérations militaires. Par suit^ cfe cet état de choses 1^ armées restèrent dans finaction pendant la majeure partie de l'année 1795, sur le principal théâtre de la guerre , aux rives du Rhin, et même après la tardive reprise des hostilités/ cette campagne fut marquée , du coté des Français^ par plus de revers que de succès-

Cependant ce fut leGrand-Dux de Toscane

pai conclut le premter iraké <)«.paix amee Ja ftépub* lique. Ce prince de la maison d'Autriche n'avait -ao eédé que malgré lui à la coalition f mais lors que les Français approchèrent de ses Etats, il se^hâta d'eti«^ vo^er à Paris son ministre le C o m t e C a r 1 e tt i, reconnut la République, obtint la neutraliàé et paya une indemnité d'un million de francs (i 5 Février 179^).

Bientôt après ce succès, une des grandes puissances se détacha de la coalition; ce fut la Prusse. Pour détourner l'orage qui allait fondre sur elle, elle se désista de l'engagement qu'elle avait contracté à Pi 11 ni tz de s'ériger en Palladium de l'ordre social, et elle compromit par là, sans retour^ le salut de la cause de l'Allemagne et de l'Europe.

Le Baron deHardenberg ministre plénipotentiaire àe Prusse signa U 5 Avril 179& à Bâle uo- traité de paix séparée en vertu duquel les pays situés sur kl rive gauche du Rhin devaient — jusqu'à l'entière pacification avec l'Empire d'Allemagne — rester se-* questrés' entre les mains des Français; le Roi de Prusse, en qualité de Prince de l'Empire, se désistait de tonte participation à la coalition, et la République ^acceptait la médiation de ce monarque pcmr la psiix à ccHiclure avec les autres Princes de TAUemagne qui y seraient disposés. On traça immédiatement ensc^itela ligne de démarcation entre le nord et l€l ihidi

Princes de TËmpire au delà de cette ligne, k coiidîr tipB qu'ils rappel^raffnt leurs troupes de Tarinée combinée ^ et qu'iU ohsepvemi^fit fidèlcmeat la pa\% 4v^ia Fraqce. Mais le |loi de Pru$se établit un fio^ dan Q»ilkaÂre sur œ^ta ligne qui embrassait les Ëtals dases pvQt^és* De celte 9ia»ièr^ lea Kena qui jus'* qti'afera avaûeûl rarenu ie œcps germauîqiie furent rwipus aau^ retour. L'Eletcteur de Hesse*Cass,el fit aussi séparément sa paix bientôt 2^rès (uâ Août)* et céda à laFrancei ktOui^té deCataanail?nbx]|geu avec lafb^^ease deRheinfeU, pour lesqn^ Q» lui promit dfea tndenginttiès* L*Ë$pague (b 9ant oô^é ifit aussi la paix a^c^ la Bépubliq^ie; le tiisité^ fui aigué à Râle le t»2 Juillet, La Frauce ren* dk aux Espagnols les eotpquélfa qu'elle fivaît faites en Biscaye et en Qytalogne et se contenta de ses li»i* tes uatiAneilts i^ Pyrénées; TSapaigi^e en amofensAtîon cé4^ aux FVaaçais la partie qu'elle pos* sédait dans r4foStt« Do m i ugue« Le peuple M|)ag«^ nQl.4)|aûn.Eâî*fialrent diansl^aUégresse de: cette paix <9é mmimt le rograuQ^ d'un danger iMnaûent^ La Duc d' 1 c u d t a ministre espagnol sous les auspiç^ dnqufl câAtetUttH ftilioégaciée reçut le titre de «Prince 4è la.^iii».' Mais Tiiiirc^ vit avec étounement la réco&cilîation du proche parent de Louis XYI avec les maurtriaps de ce monarqftô; elle s'étonna bien piuâ eaicora^lors de l'altianee plus étroite encore que

)e Roi cl*Ëspagne contraéta dans tasuiM avec la République.

Parla paix conclue avec la Prusse, TAutricfae et les troupes de l'Empire se virent hors d'état de. prendre Foflfensive contre la France. L'importante place de Luxembourg de la conservation de b* quelle dépendait le sort des provinces ultrarbéannes fut par conséquent abandonnée, et réduite pdr la famine, elle tomba, par capitulation au pouvoir des Français (6 Juin 1796).

Trois mois après la chute de Luxembourg ^ Jourdan à ta tête de l'armée deSambre et Meuse passa le Rhin à Dusseldorf (6 — 8 Septembre), repoussa les Autrichiens consternés au ddà du Wipper, de la Sieg, de la Lahn et enfin au delà du Me in et parvint ainsi à achever le blocus de M ay e^n c e sur la rive droite du Rhin«

Dans le même temps l'armée de Rhin et Moselle sous les ordres de Pi oh eg ru s'empara de Mannfaeim sans coup férir (22 Septaoabre). Dusseldorf muni de 168 bouches à feu et d'une garnison de deux mille homn^s se rendit aux Français dès la première sommation.

Mais Wurmser accourut avec l'année du faaut- Rhin^ força le camp i^tranché dePicbegru de? vaut Mannheim tandis que Clerfay près de H ô ch s t se précipitant sur l!armée deJourdan(ii Octobre), fit lever le ,bloeus lu côté droit de VU:

j^fice el sf^ççBdit en po|69fsiQu d% tout le pâyt jufri qu'à Dusseklprf* fia ligoe de démai^catian que VAutriche n'avait jamais vouUi reconnaître fut alors abolie par im décret foriae} du comité de. salut publia

Dans ces entrefaites C 1 e r f a y . fit une sortie avec la |[^^nifiG^ de Mayepce, fondit sur le camp re^ trapché des assiégeants et s'en rendit maître à la suite d'un combat meurtrier (29 Octobre).

Le libérateur de May e ne e remonta le Rhin le long de sa rive gfiuche. Pichegru se retira derrwe laQueich. Mannh ei m perdant alors Tesr poir d'être secourue ^ se rendit avec sa garnison d^ 10,000 boœiK]^ qui furent iaits prisonniers de gpeirrt (ai Novembre).

Les deux arméesennemiesi l'une et l'autre fatiguées ûtmcl^re^t mi afmistice (i Janvier 1796), dçnt elle^ profitèrent, les Républicains surtout, pour prépare^ de nouveaux coups.

£m p^Uiique de tAn^en^. Pkt^

Guerre maritime et coloniale,. r .

La Gpapde-Bretagne, ce pays de la Libeité iaisaU la guerre à la République avec plus d'ardeur, d'opiniâtreté et de Imine qu'aucune au^tre puissance d^ l'Europe. Lç graj^ liomme d'Etat, Pi^t^ (jui 4e-

puis une longue sérte ffsttitiééft tëMtt ifc^cnil^cMml de ce tWte royaume profita Ûè îa haine de %on peûf^fe côfifttiB IW FrançiiMi, et de Forg^ielt tlfiflionfàt - stti*tout de la iclèftrance serviie et de k prêventitttt é^ PàHeittettt— • pour opposer à la l^rance Une m^to de forces qui sehiblâlent devoir rédaîre l'ibstirrecKon é\ih toottd* entier. L'of' de rAnglebtrrè àtlitaait, ht^ tifiait la coaliliôti, faisait fhârchfer fes àrihéès, retoé^ diait aux reVét«, pendant qufe de nombreuses légions de guerriers anglais combattaierit lés tinès sur !e coti* tinent, lès autres dàtis les colonies, et que ïes floltH britanniques couvraient là surface dt toutéfe les tnç». Pltt ne dédaigna pafe Aon plus les ressduï^ces de-Hntrigue et des conspirations ; il inonda de ées éttiissa!^ res la France et l'Europe; il de\rint ëh pW)dig!iànt For, Tame de tons tes niouveniénts eonftre la Héi«lblî^ue; il esSà;^a aufesî d'eu détîHiirë ie drédtt fm^ «»• portation frauduleuse de faux assignats, et tétltà àe lui porter le coup le plus funeste par le projet aussi déraisonnable qu'inbumain de l'affamer^ en lui fermant toutes les voies d'approvisionnement. Le résultat de de systéttfë de gtierre futl'opj^ression jusqu'alors inouie du côttlUiercé dès Piiîfeances neutres. Tous les bâtiments neutres, ceux mêmes qui Élisaient voile sous escdrtCj furent sOUûiis â uUè ViSîtè r%6urèuse, et presque tout côti4ftiei*ee a^èc lés éoldifJê* française^ se trouva vîoîéihitiëht étûtiié. %è motif cle cette bâîrié tiûplatablè fet âëWà'éiSt^

tatto. ïfÊsmBBtfgs éuît — abstrattion faite de la polî« tkpie commerciale — reffrei qu'inspirait le principe de la Liberté française, lequel sapait les fondemeMs d^ odoi sur lequel est basé la Liberté si vantée de FAngl^erre ou plutôt l'abus de cette Liberté. L'aris^ to(»atie anglaise s'était épouvantée des principes dé-' moflfatiques d^ i'ass^mbiée nationale constituante de Frtnee. Les fei|deiilents de tout droit historique se trouvaient ébranlés par la force des disoouts prononcés au sein de cette généreuse assemblée qui ne reconnaissait que le droit de la Raison^ La oot)$iitQt$OB surannée du Parlement paraissait doub* leiBent vicieuse > en comparaison du système représentatif de la République établi sur les sitnples bases de la Khture et de la Raison. Aussi plusieurs Patriotes atagtois élevèrent^ls bautement la vois: eH faveur dès principes révolutionnaires; et il ée foftûk dé aombreuses associations pour produire une i^géné^ rtttioti pareille en Angleterre.

Cest |iourquoi le nouveau dogme fut prescrit par le pouvoir et poursuivi avec une fureur implacable par las danses d'itfHividus que favorisaient les institttliOM feUtaflites% Efûiammé de tt>ute l'ardeur de Te^^ des êâ^es Èùrkt combattit avec les arinéb dii^ sawîr et de kl plus entraînante éldc|ùence le^ pi^ (rtjMs ^e^M pi^odantés |[mr leé êéiÈkt^tAi&i ftiàtï^tk ^'isà)m9 totis les sdfft^gei^i Sè& déékiiAations dtfhnii^ebt qde^Ue ap[Ml*eMé dé jâètke otà de héeeiàiÛ

politique aux mesures violenter que le gptnremenaot preuait contre les novateurs. I^ service Parlement applaudit en grande majorité à toutes les proposi-. tiens inconstitutionnelles du Ministère* Le parti de l'opposition, quoique ses organes Fox^ Shéridan et d'autres Patriotes éclairés se fusseot élevés avec force contre ces propositions et pour le maintien du bon droit 9 quoiqu'ils en eussent appelé aux coi^emporains et à la postérité^ fut impuissante contre lapertiévérance inél)ranlable des aristocrates et la dé^reoee obséquieuse des ministériels. C'est ainsi quo l'armée P^manente fut mise sur un pied formidable^ <pxs les mesures contre la liberté de la presse devinrent encore plus rigoureuses; que l'autorité rojral^ obtint en tout point^ une plus grande latitude , et que la dette nationale s'accrût d'une manière effrayante par l'aug mentation excessive des dépenses de la gu^re. A la fin de l'année 1 795 la dette publique s'élevait d^ à 3!ia millions de livres sterlings et jusqu'alors la. guerre s^ule avait déjà absorbé plus de cent mUlioiis de livres sterlings.

. L'oppression eX l'enptbarras furent teld q^ la hàoque cessa ses paiements (1797); que l'Irlande exaspérée des vexations de l'intolérance se soûlera ouvertement (1798), et qu'une jsédition d'une natore alarmante éclata «ur la. flotte de Portsmoutb (1797). ïL y eut au3$i 4^ mouvements inquiétants d^i^ la.capitale, ^ais le géni^ ou la fortunes de Pitt

détourna toutes ces tempêtes et appaisa par des triomphes les justes plaintes de la nation.

Dès la première année de la guerre (1793) les Anglais avaient déjà enlevé aux Français un nombre considérable de possessions dans les deux Indes, con« quis Toulon et occupé la Go r s e. Pa o 1 i naguère ami de la France et de la Liberté avait soulevé son pays contre les fureurs des Terroristes et sollicité les secours de l'Angleterre. L'amiral H 6 o d prit possession de l'ile qui fut réunie à la Grande-Bretagne, comme un royaume particulier gouverné par un viceroi d'après la constitution et les lois anglaises (1794)* Ce fut en vain que les Républicains firent les der niers efforts pour lutter contre le trident britannique ; nulle part les flottes françaises ne purent soutenir le choc de celles de l'Angleterre. Se prévalant de leur supériorité ces dernières sillonnèrent arrogamment toutes les mers, bloquèrent les côtes de France où les émigrés débarquèrent par troupes sans rencontrer d'obstacles.

Les Républicains renoncèrent alors à la guerre ouverte sur mer ; mais des armateurs sans nombre se mirent en course , troublèrent le commerce de l'Angleterre en attaquant sur toutes les mers les bâtiments marchands et portèrent ainsi le coup le plus sensible à ce peuple mercantile.

La défection de la H o 11 a n d e et son alliance avec la France valurent à l'Angleterre d'importantes con-

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