‹ Histoire générale depuis les temps les plus reculés jusquà l'an 1832Chapitre 15 sur 25 · IV. i · texte numérisé non relu

IV. i

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chercha l'aUiance de la P r u s s e« La R u ss i e joignil: sea sollicitations à celles de l'Autriche. Ce fut en vain, la Prusse persista dans sa n e u t r a 1 i té.

D'un autre côté la Russie et l'Autriche avaient déjà, au mois d'Août 1798, contracté une alliance secrète contre la France* Après la mort de C a t h erine II qui n'avait manifesté son adhésion à la coalition que par des promesses et jamais par des effets réels^ P a u 1 I fils et successeur de cette impératrice était, malgré sa haine pour la révolution , resté fidèle à la neutralité, jusqu'au moment où la conquête de Malte par Bonaparte le fit soudain changer de sentiments. Les Chevaliers russes ci|^ l'ordre se récrièrent hautement contre la capitulation et ceux qui l'avaient signée, conférèrent à Paul le protectorat de l'Ordre, et peu de temps après, la Grande-Maitrise qu'il accepta de plein gré (27 Octobre). Dès ce mom^t-là ce Prince fut l'ennemi le plus dédbré, le plus actif de la République contre laquelle, de concert avec l'Angleterre , il s'efforça d'armer toute l'Europe. C'est ainsi que se forma la secoiide eoalit ion, dont la composition excita l'étonnement. La Ru s aie, l'esm^^ai le plus dangereux et le plus implacable de la P o r t e ,, se ligua avec oetfte mêsie Porte, contre la France sa plùà andenoe alliée; et l'Empereur Paul, Grand-Maitre deMalte^ que les lois de l'Ordre obligeaient à une guerre per^ petuelle contre les Turcs, prit part avec eeux-d, à

cette alliance bizarre. I^e Pape liiUméme s*y joig* Dit. Le Roi de N a pies était entré dea premiers dans cette ligue. La garantie de l'intégrité du t«*Htoire de chacune des Puissances alliées et surtout dela Taix]uie, - tandis qu'on avait abandonné un tiers de l'Empire germanique — fut une des pritfcipales conditions de ralKance.

Guerre avec le Roi de Naples. Assassinai (tes plénipôieh'^ tiaires Fnénçais à Kastàdi,

Parmi les Ptmsaffces liguées eontre la France cfi fot le Roi de Naples qni commença lés hostilités; mais cette agression précipitée^ inlprodemment entrer prlae^ 8a:ns avoir été préalablement concertée avec les Alliés, tourna k sa perte. 11 avait démandé le Gêné* rai autrichien Màck pour commailder Farmée niq[>o-' titsfine. tUtxû cette armée^ bien que quatre fois ph» nôixtbrease, ne put tenir fête aux soldats de la Ré« pitblfque. Après avoir poUié un manifeste pteki d'aniogance Mack francbit le aa Novembre 1798 la- fiiMiiére de» Etats romains. Le Rôi de Nap le a fit son «titrée dans Rome, oà de sinite eut lieit une résection sanglante (ii^Notembre). Ses troupes s*àvatf^' dstétn même jusqu'aux litnltes de la T 6 s c a n e. Màk c^ 1& r3 ÉiécefifibreRome se tt^uva évacuée par le»

Napolitains qui laissèrent I2000 prisonniers au pou^ voir des vainqueurs français.

Le Directoire déclara aussitôt la guerre au Roi de Sardaigne, pour avoir entretenu des intelligences secrètes avec les ennemis de la République, et lui enleva le Piémont^ Ge Prince abdiqua par un acte authentique la souveraineté de ce pays , se retira à Cagliari dans l'île de Sardaigne, où il protesta incontinent après son arrivée ; contre la violence qui lui avait été feite et contre la validité de son abdication.

Le Général français Championnet poursuivit dans ces entrefaites l'épée dans les reins les Napolitains en fuite vers leur pays (i Janvier 1 799). Leur roi tremblant se réfugia en Sicile {2 Janvier). Mack après plusieurs combats meurtriers conclut une tré.ve qui laissa les Français maîtres de C a p o u e. Cet armistice occasionna/dans la capitale, et bientôt après dans l'armée une émeute épouvantable. Pour se soustraire aux poignards des assassins M a c k n'eut d'autre parti à prendre que de quitter le commandement et de s'enfuir, à travers les lignes françaises, sous la sauvegarde de Champ ionnet(i 2 Janvier). Le Directoire cependant le fit arrêter et conduire en France comme prisonnier d'Etat* Pendant ce temps la révolte exerça ses fj^reurs au sein dq la populeuse capitale du Royaume de Naples. Les Lazzaronis et la populace se. jetèrent sur beaucoup de citoyens paisibles et d'é-

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trangers qu'ils massacrèrent* Des bandes nombreuses de forcenés en armes se précipitèrent au devant des Français, Ces derniers déclarant l'armistice rompu, marchèrent contre la capitale en proieàl'anarcbieetà la fureur du peuple. Au milieu de cette confusion C h a mp i 0 n n e t se présente devant les murs de N a p 1 e s ; les Français entrent de vive force dans la ville (tto Janvier); mais les Lazzaronis furieux les repoussent dehors après un combat sanglant, et ce n'est qu'après un assaut meurtrier qui a duré trois jours entiers, que les Français se rendent maîtres des rues jonchées de morts et de mourants (du 21 au 23 Janvier). Dix mille Lazzaronis perdirent la vie dans cette lutte désespérée.

Cbampionnet alors imposa une contribution énorme, établit dans le pays un gouvernement démocratique et proclama la »R é p u b 1 i que pa r t b é n o p é e n n e« (a5 Janvier)» I^a révolution s'opéra rapidement dans tout le royaume; l'esprit fanatique et indomptable desCalabrois laissa seul entrevoir quelque orage à venir.

Peu de temps après ces événements Gha m p io n>^ net^Joubert (dans la Haute-Italie) furent destitués pat des intrigues jalouses, du commandement qu'ils avaia^ exercé avec gloire. Le premier fut remplacé par Macdonald, l'autre par Scherer La guerre éclate aussitôt avec l'Autriche et la France en prend occasion d'attaquer aussi le Grand

Duc deTojicaue. Ce prince quitte ses états et s'embarque. LesFraAçaif^ ooeiipeut d(» «tiîte leGrancl- DMcbé et sont par là maitiHsa de twte la péninsule depuis la Calabre jusqu'à TAdige.

Mais l'armée russe forte de 60,000 hommes avait déjà franchi les frontières de la G a 1 1 i c i e (Décembre 1798). Le victorieux Suwarow la commandait. Elle fut bientôt sur le territoire de l'Empire. I^s plénipotentiaires français à Rastadt avaient déclaré qu'ils regarderaient l'entrée des Russes en Allemagne, comme une violation de l'armistice, et qu'en conséquence le congrès se dissoudrait incontinent. La diète de l'Empire informée de cette déclaration délibérait à ce sujet, lorsqu'on reçut la nouvelle que la forteresse d'Ebrenbreitstein que les Français, au mépris de l'armistice, bloquaient depuis une année entière, venait de capituler.

Jourdan pasfl^at le Rbiu à Stiraabottrip aiPAc armée dç 4^,000 homnies (i^'^Mars), ouvre ime nouvelle campagnecontre l'Autriche et l'Allemagne. Cette guerre, à la vérité, n'avait pas epcore été décidée, mais rinvaaion d^ Naplea l'av^t rondue iaéiFÎtabk- Vandamme traverse le Rhin à Huningue et Ney à Mannheim. Nonobstant ce&lio^? tilités Ie$ Mioi^lres fran^çais à Rastadt conlîmiaicMit à parler de la paix qu'ils prétendaient ne vouloir né«gooier qu'avec la députation de l'Ëmpii^e. Le com^

missaire impérial cependant déclara sa mission lermifiée et les conférences rompues (8 Avril).

Abfs se commit un crime iiorrible qui exdle Tin^ dignation de toiis les amis de la civilisation et du droit des gens. Les plénipotentiaires frapçais malgré la rupture des négociations étaient restés à Rastadt; le colonel autrichien Barbaczy qui commandait les avant-postes leur signifie que les règles militaires ne lui permettent pas de tolérer plus long-temps leur séjour dans la ville. Us partent (a8 Avril) à la nuit tombante, mais à peu de distance de la vill^ ils sont assaillis par des hussards autrichiens. B o n n i e r et Roberjot sont massaca-és. Jean Debry cou** vert de blessures parvient à s'édxapper. L' Autriche à la demande des membres du corps germanique, ondonnades recherches pour découvrir les auteurs de cet indigne forfait ; mais tout-à-^coup les poursuites cessèrent. Telle fut l'issue des négociations du Gongrés de Rastadt.

Sueeés de la Coalition en UaUe. Guerre en Suisse. Esspédiiion eonire la BoUande.

La nouvelle guerre valut à TAutriche des succès merveîHmx. L'Archiduc Charles accourant à marches forcées bat l'armée de Tourdan, àOstrach

(aoMarsV la défait encorepluscampAettefisenl àLiptingen el à.StockacJb (a5 et^sô Mars) et ai chasse Ite débris jusqu'au d^.duRbin* £n Ital ie le Général autrichien Kray reinporte plusieurs victoires brillanteS| et ses forces s'augmentent du%double. par sa jonction avec S o u wa r o w* M a n t o u e était déjà cernée lorsque Sou warovsr prit le commandement de l'armée* Le général français Scherer posté derrière l'Àdda quitta son armée et fut remplacé par More au. . Aux environs de Cassano Souwardw força le passage de l'Adda (a6 et 27 Avril) et More a u après avoir perdu 8000 hommes et cent canons se retira derrière le T essi n, puis sur A 1 ex a nd rie et de la sur G oui. La plupart des places for^ tes de la Haute-Italie capitulèrent.

Par suite de tous ces événements l'armée française commandée par Macdonald dans les Etats de Nap* les , se trouva dans le plus pressant danger. Elle se hâta d'évacuer ce pays, et de joindre à marges £ov^ cées l'armée de M o r e a y : de grandes destinées devaient s'accomplir par la bataille qui allait se livrer.

L'existence de la «République parthénopéennea ne fut que de courte durée. Pendant que les Français dominaient encore dans les Ëtatsnapolitains^ s'était allumé.e, dans la Ga labre, par les machinations des Prêtres, une sédition qui ne tarda guère à s'étendre sur la plus grande partie du ro« yaume. Le Cardinal Ruffo avait appelé les Calabrois

aine armes pour exterminer les Français et renverser l'itnpe gouvernement démocratique. Le Roi le nomme son lieutenant général pour tout le royaume et lui envoie des troupes pour le soutenir. C'est en vain que le Général Du hem s'efforce d'étouffer l'incen* die. I..es nouvelles qu'il reçoit de là Haitte-Italie le forcent de songer à sa propre conservation. Macdonald quitte N api es et se hâte d'aller joindre ses frères d^armes en Piémont. Aux bords de la T r ébia, prés de Plaisance où il se bat pendant trots jours, (du 17 au 19 Juillet) il essuie une défaite qui anéantit presque entièrement son armée , dont il ne sauve les débris que par une retraite pénible vers les cotes de la méditerranée.

Tous les maux de la contrerévolution fondirent alors sur le royaume de Naples. Il est vrai que ce ne fiit qu'après l'évacuation des Français que l'espoir de la Liberté r^rit naissance; mais les Calabrois insurgés menaçaient journellement de l'anéantir. Tous les efforts et les sacrifices- des Patriotes furent inutiles. Le Cardinal R u f f o se présenta bi^tôt devant les murs de Naples. Pendant dix jours entiers (du i3 ai»^ 23 Juin) on se battit dans la ville et aux envi* rons avec des succès balancés. Le Cardinal Rufïo accorda enfin aux Patriotes une capitulation qui leur promettait sûreté et liberté entières s'ils déposaient les armes* Cependant malgré cette amnistiée, les patriotes après en avoir rempli les conditions, furent

incarcérés, pendus et subirent les supplices les plus barbares. Ces atroces vengeances s'^iercèrenl; sous les yeux mêmes du Roi qui revenu de Sicile, était rentré dans sa capitale (lo Juillet). Les Jacobins, et.toAis ceux qui étaient suspects de républicanisme furent censés déchus de la participation aux bienfaits des lois de la société, et ces horreurs se commettaient non seulement dans la capitale mais encore dans tout le royaume» Une atmosphère de sang planait sur ce malheureux pays.

A peine la monarchie fut^elle rétablie à Naples, qu'on se bâtar de relever à Rome le trône papale Les Russes schismatiques, les Anglais hérétiques, et les infidèles qui combattaient' sous le Groissans concoururent à cette restauration ^ et de cette manière la Gontrerévohitîon fut bientôt achevée.

Déjà antérieurement à cette époque, uneflotte russe commandée par l'Amiral Uschakow après avoir paasé les Dardanelles, avait, conjointemrat avec une escadre turque, attaqué les iles loniomes, (du la Octobre au i5 Novembre). Cette cotiquéte se fit dans le même temps où A 1 i Pacha de Janina se rendit maitre des cotes de V A Iba nie^ et sous le prétexte d'affranchir les Albanais de la dondiiatio& française, imposa k ces Chr^iens, d'après la volonté de la coalition, le joug des barbares mahométanis.

Par suite de la victoire remportée aux bords de la

Trébia* la forteresse d'Alenandrie el l'importante place de Ma n t o u e capitulèrent (a i et %è Juillet). Toutes les positions que les Français oocur paient enoore dansTltaiie centrale tombèrent au pouvoir des Alliés, au moyen des mouYcnients populaires que ceux«ci eurent soin de seconder. De toutes les conquêtes précédentes de Bonaparte^il ne restait plus aux Français que Tort on e, Coni et Gènes.

Mais Tortone et Go ni capitulèrent aussi (a3 Août et 3 Décembre) à la suite de deux victoires brillant^» remportées, dans la même campagne, par les Autrichiens àNovi et à Savigliano. La première de ces batailles fut signalée par la mort de Joubert jeune béros français récemment promu au grade de Général en dief ; il fut remplacé par GbampioBnet.

Mais la pdiitique intéressée et les caprices tyranni* quesdes souverains rendirent, inutiles tant de glo«* rtenx laits d'armes et de succès éclatants. La guerre en Sttiasû en fut la cause.

Dès le eommeRcement de la guerre Masaena Oé* nérak français si^étant jtié k ('improviste sur le pays dosGrlaoïia s'était rendu makre de tout le canton et avait fiiit prisonnières les troupes commandées par le Général Aufienberg (6 et 7 Mars> Aprâs fa d逻te<de Jour dan iStockach l'Archiduc entvi tn Suisse du cÀté de S c baf f b o u se (a3 Mai) tandis

que les Généraux Hotze et Belleg arde déboucfaaiexit par le Vorarlberg et le Ty roi poiirkire leur jonction avec leur Général en chef. M assena âe défendit vaillaroment contre TÂrcbiduc, niau apieis avoir été battu à Winterthur et plus tard à Zhrtc (27 Mai et 4 Juin) la moitié de la Suisse fut réduite au pouvoir des Autrichiens.

Une trêve suspendit alors pendant quelque temps les hostilités. L'Europe s'en étonna; car après les victoires de l'Archiduc on s'attendait à voir promptement achever la conquête de la Suisse* Le mos^at était précieux et décisif; mais une politique trop re^ cherchée détruisit l'ouvrage de la fortune et fit perdre les fruits de la vktoire.

D'un coté Ton trouva dangereux que T Autri<^ devint maîtresse de la Suisse entière. De l'autre les Généraux antrichiens en I ta 1 i e se voyaient à cootre coeur subordonnés au Général rus^ Souwrarow. On, convint en conséquence que toute l' armée russe passerait en Suisse, et que les Autrichiens combattraient seuls en Italie et enAllema-gne. Par suite de ces dispositions 4e ccffps d'armée russe de 36^ooo honunes nouvellement a^ rivé avec Korsakow: alla occuper les positiotis des Aulirichiens^et Souwarow reçut ordre de quitter Ittalie et de marcher en Suisse. L'ArcbiducCharUs fit filer successivement ses principales troupe eo Souabe^ et de là vers le moyen-B;hin ok il te-

poussa vktôrieusemetit une nouvelle attaque des Français.

MsAs il survint en Suisse un incideni: décisif qui sauva b France, Ma s se n a aussi rusé qu'audacieux s'était hâté d*aller attaquer Rorsakow etHotze avant que le redoutable Souwarow i3Ùt les joindre. Il assaillit le premier à Zuric, et l'autre à Schân i s et à U z n a c h. Le vaillant H o t z e fut tué dès le coniâienceinent de l'action ; son corps d'armée fut reponssé vers St. Gali (si5 Septembre); et Kors»kow après avoir essuyé une perte énorme s'enfiiit versEglisau, puis à Schaffhouse et enfin au deliduRfain.

Vers le mêiiae temps l'armée de Souwarow venant d'Airolo franchit le St. Gotbard pour se joindi'e k Rorsakow. Toutes ks hauteurs et les défilés étant occupés par l'ennemi, il se frajra le pasfiage en lii^rant combats sur combats.

Afois ayant appris la défaite de Korsakow il dirigea sa marche à l'est, vers le pays des Grisons, à travers les Tocbers et les précipices ^ luJîant contre la disette et la fatigue, et poursuivi, l'épée dans les reins, par lin ennemi supérieur en nombre et enivré de sa victeire^^ Cependant il se retira en bon ardre, fier et non vaincu, et semblable au lion en fîmè écrasant l'ennemi' lorsque celui-ci s'approchait d^ trop près (lo Octobre), C'est ainsi qu'il atteignit Coîre; puis traversant le Y o r a r 1 b er g, il arriva dans la So uab e

ftupérieu re au il se réunit avec les restM de Varmée de Korsakow.

I^ coalition reçut un second et pins dur écbec en Hollande. Une armée anglo^russe avait fait une descente au Helder dans la Holtande septentrionale se flattant de l'espoir de ramener la Répidh lique batave soua la domination duStâtfaouder (Août et Septembi^). Mais des retarda occasionnés par la négligence et par les vents contraires, des roe* sures mal prises^ un plan d'attaque mal combiné et une exécution vîcîetise firent échouer cette importante entreprise. Il est vrai que la flotte anglaise s'empara des vaisseaux hollandais; mais les tHmpes de débarquement furent bientôt accablées et défakes par les &>rces toujours grossissantes des Généraux Brune et Datendels. Le Général russe HerN man ik fiit fait prisonnier de guerre par led iVali* çais avec quelque» mille bouMaes, à Bergen (19 Sep^enabre)^ Le Duc d' Y o r k commandant &a dief cette expéditkm capitula enfin (»8 Octobre)^ el ob* tint la permisstou de remmeoer les débvia de son ar^ naée> «ma la condition^ de; rendre la laberté à Inot mille français priaMniers en> Angleterm.

Cegte bon«ecie€f isaue êttsne entreprise pour Itffflttlk amientété firitei de^ilépaisiesséivormes acheva d'aigrie l'Empereur Pa tA que le^ revetS' éprouvés par m^ fl^ ■aées en Suisse et quel^fuea méalntelligeiN^ âvee Tiintreabe'tfvaieiit déjà dégdtité de la CottlMoti.

Il s'en détacha tout-ji-fait, rejetant avec mépris toutéi les représentations de l'Autriche. I^ défection de Paul changea la face des affaires en Europe. T^iCs armées russes retournèrent dans leur patrie. L' A utriche se vit seule un attitude hostile contre la France, n'ayant d'autre appui que l'impuissant corps germanique.

Retour de Bonaparte en France. Journée du i^ Brumaire,

Les armes républicaines avaient triomphé à Znric etàBergen; la discorde avait désuni les Alliés , et par conséquent l'orage qui avait menacé la France était conjuré, lorsque reparut inopinément sur le sol français l'homme que la Providence avait choisi povr être Vbéritier et le meurtrier de la révolution; le César de h inodeme Bx>m6 à l'élévation dnqnei concouru^* rent, comme par enchantement, tous les événements politiques^ et c^i semblait appelé à faire le bonheur de sa Patiie et de l'Europe , tatKlîs qu'il devint le fléau de l'une et de Tautre , par sa propre perversité et celle de son temps. ^

Bonaparte après avoir fait ki conquête» de FEgfpte entreprit eeUe de la Syrie (Février i799)<r il al* taqoa Sa* lean d'Acre (i&Mars), péaidance dm Pacba dt Sgrtîe, mai» il y trouva \^ terme do saiJbr^

lône militaire. Le vaillant CotniHocilore Stdney Smith s'était jeté dans le fort et en dirigeait la défense. Aussi opiniâtre qu audacieux Bon a* parte assiégea pendant deux mois cette place importante, fit donner inutilement huit fois Tassautet iut contraint de retoiirner en Egypte, après avoir essuyé une perte immense (19 Mai).

Les Français y remportèrent de nouvelles victoires brillantes, et particulièrement sur le Capitan-Pacha et sur Murat-Bey. Mais le bruit se répandit que le Grand-Visir rassemblait à Damas des forces considérables* On apprit en même temps les revers qu'éprouvaient les armées françaises en Italie et en Allemagne et les troubles qui agitaient la République dans son intérieur.

Bonaparte alors abandonna sa vailknte armée s'embarqua sur une frégate secrètement tenue prête dans le port d' Alexandrie (22 Août) , après avoir laissé à Kle b e r l'ordre par écrit de prendre le com-. mandement de l'armée, et après avoir heureusement traversé la Méditerranée couverte de croiseurs anglais, débarqua à Fréjus (9 Octobre). La nouvelle inattendue de ce retour agita la France et toute l'Euj^ope,

: Le Directoire affermi par le 18 Fructidor était devenu odiepx par l'abus de son pouvoir, et les malheurs de l'état lui avaient fait pei*dre la considération publique. Les élections des années YI et VII (Mai

1798 et 1799) ayaietit eu lieu dans le sens du répiifl licanisme le plus prononcé. R e w b el le plus résolu des cinq Directeurs venait de sortir du Directoire et d'être remplacé par S i e y e s leur plus dangereux an* tagotttste. Barras adonné aux jouissances sensuelles ne paraissait nullement à craindre. Les Conseils commencèrent aussitôt l'attaque. Us déposèrent Treilhard dont l'élection péchait par un vice de forme, et lui substituèrent G o h i e r alors ministre de laJustice. Merlin et La Réveillère intimidés par de graves inculpations se démirent de leur chiu*ge (3o Prairial, f 8 Juin). Moulins etRoger-Ducos, le premier, républicain rigide^ le second, appartenant au parti modéré furent nommés à leur place. Telles furent les représailles du 18 Fructidor.

iUdrs se manifesta dans le Directoire et dans le ministère aussi bien que dans les deux conseils législatifs ùb esprit de discorde qui présagea le renverselaBit de la constitution. Sieyes convaincu de l'impossilHlité de maintenir cette constitution, projetaune nouvelle et (à ce qu'il espérait) dernière révolution qui put enfin garantir la paix intérieure et laLiberté» Pour l'exécution de ce dessein il crut — le pouvoir de la force armée ayant remplacé celui du peuple — mdis-' p^isable la coopération d'un général d'à rmée^ et Bon a pa r t e reparaissant de nouveau sur la scène^ ^ parât l'homme qu'il fallait.^ La grande masse de ^ nation soupirait après la tranquillité. Sieyes

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