‹ Histoire générale depuis les temps les plus reculés jusquà l'an 1832Chapitre 21 sur 25 · SECTION SECONDE · texte numérisé non relu

SECTION SECONDE

]Détûil0 I)i0t0n(|ur0 TfepmB 1820 îmc^'k iSaS*

Introduction,

Le congrès d'Âix-la-Chapelle et plus encore les ordonnances de Carlsbade ou de Francfort firent triompher la réaction *-^ aussi bien du coté des Absolutistes, que de celui des Aristocrates. L'un et l'autre parti s'efforcèrent alors des affermir dans la position qu'ils avaient gagnée, de pénétrer ensuite plus avant dans l'empire ébranlé de la liberté qu'ils désignaient de préférence sous le nom de révolution, dont l'anéantissement entier était l'objet de tous leurs voeux. Nous verrons maintenant ces deux partis sans cesse vigilants, inÊitîgables, ne perdant ja* mais de vue le but proposé , oubliant toutes leurs dissensions particuliers, étroitement alliés contre

retinétni Comman, redoubler de courage et d*ardeur^ employer, selon l'occurrence, la force ouverte ou la ruse, soit pour saper les anciens fondements, soit pour renverser par une attaque soudaine et imprévue le nouvel édifice du «ystème constitutionnel.

Le grand but du parti aristocratique et du parti absolutiste resta l'anéantissement de la liberté en Allemagne; car les deux factions sentaient fort bien que du triomphe ou de la destruction de la liberté en A 11 e m a g n e, centre des forces spirituelles, morales et physiques de l'Europe, dépendait la victoire ou la défaite de la liberté dans tout le reste du continent; c'est pourquoi aussi la forme des gouvernements clans l'intérieur de l'Allemagne fut constamment l'objet essentiel de la politique européenne et les décrets de Carlsbade assurèrent le triomphe de la réaction, comme la nuit du 4 Août assura celui de la révolution française.

Aussi depuis ces avantages remporté par le parti delaréaction^^'-à moins que de cet espace de temps Ton n'excepte quelques intervalles où la censure se montra comparativement libérale, et les premiers mois qui suivirent la révolution de Juillet en France *^ n*y eut-il plus en Allemagne d'égide protectrice pour l'histoire, c'est^à^ire pour le^ écrivains qui appuient de dissert^ftioos judicieuses la narration fidèle des ététeiactils récents.

ita attesnflant dope one époque plus libre et pkui

favorable à la publication de l'histoire la plus mo*derne , nous nous bornerons à donner quant-à présent un exposé sommaire des principaux événements. Cet abrégé dénué de tout commentaire , ce simple aperçu des événements, nombreux à la vérité, mais la plupart encore présents à la mémoire de nos lecteurs, leurs suggérera par lui-même les réflections que nous aurions si volontiers — dans les épanchenaents confidentiels de l'amitié — ajoutées à notre narration. D'ailleurs n'est-ce pas à la sympathie de nos opinions avec celles de nos lecteurs sur les droits généraux et imprescriptibles de Thumanité, que nous devons l'accueil bienveillant que reçoit le présent ouvrage?

AlUmagne,

De tous les événements généraux le plus important pendant le cours de cette période, et la déclaration finale du Congrès de ministres, rassemblées à Vienne, peu de temps après les conférences de Carlsbade, pour «l'organisation et l'affernaissement de la confédération germanique.a Cette déclaration fut enfin signée le i5 Mai,

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