CHINE. — JAPON. — PORCELAINE
les arts industriels, dans l'art ornemental, dans tous ces petits objets qu'on appelle des bibelots, en donnant à ce mot toute l'extension dont il est susceptible. « Une fleur, un oiseau, un insecte étudié avec amour dans ses moindres détails, devient
Fig. ir)0. — Laque Doir (Chine).
sous leur mainu'.ie œuvre complète, un vrai chef-d œuvre. » Les Japonais ont dé;)assé les Chinois sur ce point. S'il y a une exagération singulière à comparer leur Hou-Kou-Saï (1760-1849), qui n'est qu'un croquhle, merveilleux il est vrai, à nos grands chefs d'école, et à rapprocher un kakémono de la chapelle Sixtine, il est certain que lart a profondément pénétré ce peuple
intelligent. Leurs laques, leurs bronzes, leurs faïences, etc., ont été bientôt et sont restés très supérieurs aux ouvrages de leurs maîtres. On y voit, comme on l'a dit, un mélange rare de tous les caprices de l'imagination avec l'observation la plus pénétrante des formes. Leur architecture, où le bois domine, l'emporte également par l'ingéniosité du détail et l'élégance. La porcelaine, invention chinoise. — Les Chinois ne gardent quelque supériorité que dans <0- la porcelaine, invention rf'jalisée par les
potiersduTaï, qui, à la suite de progrès , ,, ■ : poursuivis de l'an 180 après Jésus-
Christ à la moitié du ix« siècle de notre ère, sont arrivés à fabriquer des pièces à la fois solides et gracieuses, « de couleur blanche et rendant un son clair ». Les Japonais n'ont connu la por^e- V laine qu'au xiii® s. et le secret n en fut
découvert en Europe que vers 1709, par Botliger ou Bœttcher, alchimiste au service de l'électeur de Saxe, roi de Pclogne, Auguste II. Il trouva en Saxe des gisements de kaolin et en devina l'usage. Les procédés de cette fabrication furent gardés comme un secret d'État dans la fabrique de Meissen.
Dès 1750 une fabrique de porcelaine dure était établie à Berlin. Une manufacture royale y était fondée en 1763.
Sèvres date de 1756 ; mais les vieux Sèvres ne sont pas des porcelaines ; ce sont des faïences très fines de pâte et très blanches. On ne fit de la porcelaine dure à Sèvres qu'en 1770, après la découverte à Saiut-Yrieix, en 1768, de gisements de kaolin.
1. Les Japonais ont su faire à l'occtsion des œuvres de grandes dimensions qui ne manquent pas de beauté. Le bouddha assis qu'on voit encore à Nara, ancienne capitale du Japon, œuvre du vin® siècle de notre ère, est peut-étra la plus gran e statue de bronze fondu qui existe. Elle a 2P mètres de hauteur, 30 avec les rayons qui entourent la tête. La tête seule a 6 m. de haut. La figure debout aurait 42 m.; la fleur de lotus qui la porte a la dimension d'un cirque (11 - m. de tour). Les proportions sont justes. L'expression est pleine de douceur et de majesté. Le bouddba déjà colossal de la collection Cernu&chî n'eat que la réduction du bouddba de Nara.
Fig, 151 . — Porcelaine chinoise.
CEKA.MIQUE ET VERRERIE MUSUL
yj7