A Saint-Gall surtout
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Les vitraux sont la véritable peinture monumentale de l'art crothicrue*. — Les vitraux sont la plus belle décoration qui pût convenir aux édifices du temps, avec leurs immenses fenêtres qui descendaient souvent au bas du monument, comme on le voit à la sainte Chapelle de Paris, comme on le voyait à Saint-Maximin (Var) avant !es adjonctions des xiv« et xv® siècles. On dirait que les murs « ont été consiruits avec de la lumière ». Les plus belles verrières, si l'on s'en tient à l'effet décoratif et à l'harmonie des couleurs, sont celles du xiii* siècle : la sainte Chapelle de Paris et une j)artie des vitraux des cathédrales de Bourges, Chartres, Rouen, Tours, Angers, Notre-Dame de Paris, dont la rosace du transept méridional offre quatre-vingt-cinq médaillons à sujets.
Aux petits sujets représentés dans des médaillons de formes rondes, carrées, trilobées, se détachant sur des fonds de couleurs variées, encadrées d'arabesques élégantes qui témoignent d'un réel progrès pour la composition, le dessin et la couleur, viennent s'ajouter de grandes et longues figures de saints et de saintes, de prophètes et de patriarches. Ces verrières coûtaient des prix énormes, mais étaient des ions soit de riches particuliers dont les portraits étaient placés dans la rose formant le couronnement de la fenêtre, soit de corporations dont le vitrail même atteste la générosité en représentant sur quelques-
Fig. 1C8.
Saint-Georges.
Vitrail de Chartres.