‹ Histoire générale des beaux-arts, contenant plus de 300 illustrations d'après les œuvres les plus célèbresChapitre 233 sur 424 · E M LIN G 42J · texte numérisé non relu

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porte sur hii par le cœur; il sait donner à ses figures une expression de douceur et de mélancolie*, une physionomie pcntlrante et profonde qui le place, malgré sa sincérité naïve, à roté de Léonard de Vinci lui-même, comme intep-

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Fig. 217.

Memling. — Mariage mystique de sainte Catherine. (Hôpital Saint-Jean à Bruges.)

prête original de l'âme humaine. Nul n'a mieux exprimé les sentiments d'un cœur que la religion domine et pénètre si bien que l'exaltation lui est inutile pour s'élever jus-

1. La mélancolie apparaît rarement dans Part flamand. On la retrouvera dan» Van Dyck. — Ksemmerer. Memling.

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qu'à Dieu. Il ne va pas jusqu'à cette beauté suprême qui brille dans les chefs-d'œuvre de l'Italie et de la Grèce; mais à sa date les Italiens n'y ont pas encore atteint, et pour l'expression aucun Italien de son temps ne l'égale. M. Taine n'hésite pas à donner au type qu'il a créé la même valeur qu'aux plus beaux types de la sculpture grecque. Son art est différent du nôtre. Cependant, a après quatre cents ans, dit M. Wauters, son œuvre est toujours jeune; plus on l'écoute, plus on s'en pénètre. C'est du grand art dans toute la force du terme. » En présence de la Vierge Duchatel du Louvre, en présence surtout des peintures de Cliôpilal Saint-Jean à Bruges : la Châsse de Ste Ursule et le Mariage mystique de Ste Catherine [1^79), il est bien difficile de n'être pas de cet avis. Memling a été aussi un admirable miniaturiste. La miniature continue a être cultivée par les plus grands artistes. On attribue à Memling une part dans le Bréviaire Grimani, aujourd'hui à Venise. Il aurait exécuté cet ouvrage avec Liévin de Gand et Gérard Horenbout, pour Marie de Bourgogne. L'attribution aux deux Van Eyck et à leur sœur Marguerite du bréviaire du duc de Bedford paraît plus certaine. Allemagne. École de Cologne. W. de Herle. S. Lothner — L'école flamande à son origine avait dû beaucoup à l'école de Cologne. Les villes libres ou impériales d'Allemagne avaient profité du grand interrègne, funeste d'autre part, pour augmenter leur autonomie: puis, tout en maintenant leur indépendance, elles avaient profité également de la sécurité que Rodolphe de Habsbourg avait rendue à l'empire. Au xiv® siècle, elles étonnaient les Italiens par leur magnificence et le degré avancé de leur civilisation. Cologne était appelée la Rome du Nord. Pétrarque, qui s'y trouvait en 1333, écrivait au cardinal Colonna : « Que cette ville est belle! Quelle merveille de trouver une telle ville dans un pays barbare ! Quelle dignité dans les hommes I quelle grâce dans les femmes ! » Cologne avait été

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