‹ Histoire générale des beaux-arts, contenant plus de 300 illustrations d'après les œuvres les plus célèbresChapitre 275 sur 424 · Pensée de M°>« de Staël · texte numérisé non relu

Pensée de M°>« de Staël

2. Dans notre siècle ils ont préféré l'art ogival (église de la rue de Sèvre», église de Toulouse).

3. Son frère Jean (1540-1614), aussi archit. de Saint-Pierre, est surtout remarquable comme ingénieur hydraulicien (rétablissement de l'aqueduc qui amène le»

Peyre. Hist. des B.-Arts. 30

S30 LE Xv^II* SIECLE EN ITALIE

forces, se surpassèrent, le premier dans le Palais royal de Naples, le second dans l'église Saint-Louis des Français, ^orrommi (1593-1667), qui les dépassa tous enréputation, a certainement de la hardiesse, mais il joint la banalité au mauvais goût, boursoufle les façades de saillies incohérentes, tord les colonnes, renverse les volutes des chapiteaux, ne peut laisser une ligne droite; il trouve ainsi le moyen de composer des édifices lourds qui paraissent cependant manquer de stabilité, confond le défaut de bon sens avec l'imagination, et a l'honneur peu enviable de constituer le style baroque (clocher de Sainte-Agnès, façade de l'église Saint-Charles à Rome). Son édifice le plus singulier est V église de la Sapience : il lui donna la forme d'une abeille, parce que le pape Urbain VIII, qui la fit construire, avait une abeille dans ses armes, et il la compléta par une tour en spirale. Ce style réussit mieux dans la disposition intérieure des édifices, où il recherche les grands espaces et les larges ouvertures (église de Saint-Ignace kVi.ome, œuvre du i?. P. Grassi). Ce style eut tant de vogue en Italie, qu'on chargea Borromini d'accommoder au goût du jour des édifices déjà existants. Venise conserve une architecture meilleure avec Scamozzi (1557- 1616, (les Nouvelles Procuraties) et Longhena {Palais Pesaro et S. M. délia Salute). Gênes rivalise avec Venise grâce à Bart. Bianco, qui élève le palais Balbiet V Université^ reuvrco vraiment grandioses). Cependant la construction 'i. plus remarquable du temps appartient à un artiste qui a Jonnéplus d'une preuve de mauvais goût, le cavalier Bernini.Mais /e^er«m (1598-1680), dans la co/on/zaofe circulaire de la place Saint-Pierre^ a su unir à sa riche imagination "ane simplicité majestueuse, qu'on doit d'autant plus admirer chez lui qu'on l'y rencontre plus rarement.

Sculpture. — Le Bernin. — Le Bernin a été aussi le

eaux du lac Bracciano au sommet du Janicule, etc.). — Pour les jardine, v. p. 636. — Sur Saiat-Pierpe, v. Byron {Childe Harold, IV, etr. 153 et Buiv.).

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