LE GUERCHIN. — L'ALBANE
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fr'ig. 241. — Le Doniuiiquin.— La communion de saint Jérôme. (Figura ex traite du Musée de Peinture de Réveil; làbr. et Impr. réunies, éditeur).
540 LE XVIIe SIECLE EN ITALIE
du Dominiquin si l'on s'en tenait seulement à ses tableaux religieux. La Chasse de Diane, œuvre d'une grâce souveraine, tient sa place à côté du Saint Je'rome, comme la Farnésine à côté des Chambres. Dominiquin est suffisam ment représenté au Louvre par ^S'amfe Cécile, David jouant de la harpe, Timoclée et Alexandre, Renaud et Armide.
On trouve aussi beaucoup de sincérité avec une plus grande recherche des effets pittoresques dans le Guerc\i\ii [Giovanni Barbieri, surnommé il Guercino ouïe Louche, 1590-1666). L. Carrache disait de lui à ses débuts : « Il y a ici un jeune homme de Gento qui peint avec un remarquable bonheur d'invention. Il est grand dessinateur et très heureux coloriste. » Le Guerchin aime les contrastes et les grandes ombres, mais il reste toujours lumineux. Il est, après Gorrège et Rembrandt, un des maîtres du clair-obscur. Parmi ses œuvres nous signalerons la Sainte Pétronille (au musée du Gapitole), la Mort de Didon (au palais Spada), la fresque de V Aurore (villa Ludovisi), la Résurrection de Lazare, les Saints ProteC' leurs de la ville de Modène, Hersilie séparant Romulus et Tatius (au Louvre), ses peintures à Gento, sa ville natale.
La réputation de l'Albane [Francesco Albani, 1578- 1660), « l'Anacréon de la peinture », le peintre anecdotique des scènes mythologiques, ne s'est pas aussi bien soutenue; mais elle n'a pas péri, et, sans nous arrêter à son talent de paysagiste, il a en somme créé un genre gracieux qui a encore ses représentants.
Il faudrait encore mentionner au moins Lanfranc (LanfranchiouLanfranco, 1580-1647), Lombard d'origine, décorateur intrépide qui aimait les entreprises colossales (coupole de San- Andréa -délia -Valle) ; Leonello Spada (1576-1622), très heureusement doué, mais inégal, bien représenté au Louvre pa.r Énée et Anchise, V Enfant prodigue et surtout le Concert du Salon Garré ; Tiarini, qui vécut quatre-vingt-onze ans (1577-1668) et fut, après la mort