‹ Histoire générale des beaux-arts, contenant plus de 300 illustrations d'après les œuvres les plus célèbresChapitre 280 sur 424 · ROME. FLORENCE. VENISE. GÈNES · texte numérisé non relu

ROME. FLORENCE. VENISE. GÈNES

de Louis Garrache, la principale autorité artistique de Bologne; Procacc'ini (1548-1626), qui alla fonder à Milan, avec ses deux frères, une école très suivie; Elisabeth Slrani, la meilleure élève du Guide, morte empoisonnée par ses enflerais à vingt-cinq ans [Saint Antoine de Padoue, à Bologne); Gr/ma/t// (1606-1680), qui se consacra exclusivement au paysage; Francesco Mola (1612-1668), etc.

Rome. Florence. Venise. Les décorateurs. — Nous nous contenterons d'indiquer les peintres les plus marquants des autres écoles, qui à ce moment se rattachent à peu près toutes au mouvement créé par les Carraches. A Rome nous signalerons Feti (1589-1624), auteur de la Mélancolie du Louvre; Romanelli (1610-1662), qui exécute en France ses œuvres les plus considérables : fresques au Louvre (musée des antiques) ; fresques du palais Mazarin, aujourd'hui Bibliothèque nationale; Manfredi (1580-1617), dont les tableaux sont confondus souvent avec ceux du Caravage ; Michel-Ange Cerquozzi (1600- 1660), qui peint avec verve des scènes de foire, de marché, de bataille; Salvi da Sassoferrato (1605-1685), qui imite heureusement le Dominiquin (la Madone de l'église Sainte-Sabine, à Rome); Baciccio (1639-1709), auteur de la plupart des fresques du Gesu, à Rome; le P. /*O3zi(1642-1709), qui décore l'église Saint-Ignace, avec des tours de force de perspective et de trompe-l'œil; André Sacchi (1598-1661), auteur de la Vision de saint Romuald (Vatican); Pierre Berrettini (1596-1669), dit Pierre de Cortone, artiste d'une facilité excessive, dont la réputation, d'abord immense, a été peu durable, mais qui n'en est pas moins un décorateur prodigieusement habile {plafond du palais Pitti à Florence, du palais Barberini à Rome). Il a fait sentir son influence sur les peintres français contemporains de Lebrun. Carlo Maratta (1625-1713) hérita de la grande réputation de Berrettini, mais n'est, aux yeux de la postérité, qu an artiste simplement recommandable aussi bien par ses madones que par ses portraits.

A Florence nous trouvons le fils et l'élève d'Alexandre AUori, Cristofano Allori (1577-1621), qui porte dignement un nom déjà illustre (la Judith du palais Pitti) ; son condisciple Matteo

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Rosselli (1578-1650), Lud. Cardi (1559-1613), Orazio Lomi Gentileschi (1562-1646) et sa fille Artemisia, enfiu Carlo Dolci (1616-1686), peintre précieux et sincère à la fois, coloriste harmonieux (la Vierge du palais Corsini) heureusement imité par sa fille Agnès. A Venise nous trouvons encore des coloristes tels que Léandre Bassan (1553-1623), Varotari (1590- 1650), Alexandre Tiirchi (1582-1648), la portraitiste Sophonishe Anguisciola, qui eut l'honneur de donner des conseils à Van Dyck; Andréa dei Michieli, dit il Vicentino (1535- 1614), qui peignit pour le palais ducal la Réception de Henri III à son passage à Venise, curieux tableau dont l'esquisse était au Louvre; Palma le Jeune (1544-1628), qui glorifie Venise au palais Ducal.

École génoise : Strozzi- — L'école génoise présente à cette époque ses meilleurs peintres. Benedetto Castiglione (1616- 1670) doit sa réputation moins à ses grands tableaux d'histoire qu'à ses œuvres de médiocre dimension; il aime à introduire des animaux de toute sorte, même exotiques, tels que des singes et des éléphants [Une Caravane., au Louvre). Bernard Strozzi (1581-1644) se recommande par un coloris harmonieux et plein de vigueur, qui l'a fait comparer à Murillo, plus jeune que lui de 27 ans [Vierge du Louvre).

École napolitaine : Ribera, Salvator Rosa, Luca Giordano. — C'est seulement aussi au xvii^ siècle que l'école napolitaine prend sa place dans l'histoire de l'art, quoiqu'elle puisse citer au xv® siècle, Col antino del Flore ^ Antonio Solario ^àïi ilZingaro (1382-vers 1455), qui avait été chaudronnier ambulant avant d'être peintre, Antonello de Messine, et au xvi^ André de Salerne. Elle doit son éclat passager à un artiste d'origine étrangère, à l'Espagnol Joseph Ribera, dit V Espagnoiei.

Ribera (1588-1656) était né aux environs de Valence. Il avait reçu dans son pays des i-jçons de F. Ribalta. Venu a Rome, il se mit à l'école de Caravage. puis adoucit sa manière par l'imitation du Corrège {V Echelle de Jacoh à Madrid, 1626; mais il s'en tient le plus souvent à un genre de peinture qui convenait mieux à ses goûts [le Christ mort et Saint Jérôme en

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