‹ Histoire générale des beaux-arts, contenant plus de 300 illustrations d'après les œuvres les plus célèbresChapitre 285 sur 424 · VÉLASQUEZ. LES « BUVEURS ,, . LES « LANCES · texte numérisé non relu

VÉLASQUEZ. LES « BUVEURS ,, . LES « LANCES

Philippe IV, politique médiocre, mais esprit distingué, d'une faveur qui s'adressait à l'homme aussi bien qu'à l'artiste. Il compta, comme Calderon, parmi les familiers du roi (y?riV«(^os del rey). Il s'éleva en 1649 jusqu'à la charge à'aposentador mayor (grand maréchal des logis de la cour), avec les appointements de mille ducats par an (somme considérable pour le temps, quoiqu'on en ait dit), sans compter le prix de ses ouvrages. Sa première manière arrive à son apogée avec les Buveurs (1628). A cette même période de son talent appartient l'Expulsion des Morisques, œuvre perdue, tableau qu'il fut charge d'exécuter à la suite d'un concours où il l'avait emporté sur les plus célèbres peintres de l'Espagne. Sur ces «ntrefailes Rubcns arriva pour la seconde fois à Madrid (1628) avec un rôle diplomatique. Il connut Vélasquez à la cour, l'engagea à aborder plus souvent les grands sujets et à aller visiter l'Italie. Vélasquez partit en 1629, visita Venise et s'arrêta longtemps à Rome. Quelles sont les œuvres que ce coloriste, ce naturaliste, y étudiera surtout? Le Jugement dernier de iMichel-Ange, VÉcole d'Athènes et le Parnasse de Raphaël. Il «e mit à les copier assidûment, comme un débutant aurait pu le faire.

Quand il revint en Espagne, après avoir passé par Naples, où il vit Ribera, son style s'était élargi, son esprit s'était ouvert à des formes et à des idées nouvelles. La Tunique de Joseph (EscuTuil) ,\si Forge de Vulcain, 1630 (Madrid), marquent le début de sa seconde manière, plus claire, plus légère, avec des tons plus fins, aussi puissante cependant que la première, mais plus élégante. Dans cette manière ont été peints les portraits équestres de Philippe IV, du Duc d'Otivarès , du petit Infant Balthazar, le portrait du même infant Balthazar devenu jeune homme, en costume de chasseur, les Nains et les Bouffons du musée de Madrid, le Christ en croix, et enfin la Reddition de Bréda, plus souvent appelé les Lances, un des chefsd'œuvre de la peinture. Cependant Vélasquez ne bornait pas

tes italiens. Nous renverrons sur ce point aux anecdotes connues de la vio de SalvatorRosa et de Ribera. Daillenrs, à Paris môme, et encore au xvui» siècle, les artistes qui, n'étant pas acadimiciens, n'avaient pas droit aux honneurs du salon, pouvaient tous les ans, pendant quelques heures, le matin de la Fête-Dieu, exposer leurs œuvres auprès du rcposoir de la place Dauphine.

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