ÉCOLE ANGLAISE AVANT HOGARTH
de V/tôpitnl de Greeruvlch ; Christophe Wren (1032-1723), auteur du nouveau Saint-Paul^ commencé en 1675 ; Van Bru}ih (1672-1726), qui élève le château de Blenheim. Mais les souverains comme les particuliers devaient encore demander des peintres à l'étranger, tels que les Allemands Lely et Kneller, les Français C. Lefèvre^ Lafosse, Largilière. On ne pourrait guère citer avant Hogarth, parmi les peintres anglais, queles portraitistes Cooper^ (1609-1676), le peintre de Grom^vell, John Riley (1646-1697), Jonathan Richardson, auteur d'un traité de peinture qui devint classique (1665-1745), et Tornhïll, le décorateur de Saint- Paul. On sait, après la révolution de 1688, les efforts qui furent faits par les esprits éclairés de l'Angleterre pour ramener la nation à des mœurs moins corrompues et moins brutales. On sait quelles furent les tentatives du groupe de littérateurs auquel appartenait Addison, pour « assagir les cavaliers et policer les puritains ». A ce titre, le journal le Spectateur mérite une place importante dans l'histoire morale et ])(>lilique de l'Angleterre^. Ce besoin de moraliser la nation, qui animait Addison et son public de bons citoyens, s'il n'a pas fait naître l'école anglaise, a contribué, du moins, à former le premier peintre anglais vraiment original et le créateur de l'école.
William Hogarth. — Il s'est trouvé un artiste qui, en dehors de ses talents professionnels, mérite un rang élevé parmi les moralistes, comme La Bruyère et surtout comme Juvénal, artiste de génie dans son genre, un des plus grands noms de Tart anglais, quoiqu'on ne puisse dire que ce soit un grand peintre, William Hogarth (1697- 1764). Il représente sans pitié la grossièreté et la cruauté du peui)le, aussi bien que l'égoïsme impassible et le libertinage des grands et des riches. Il a une puissance