‹ Histoire générale des beaux-arts, contenant plus de 300 illustrations d'après les œuvres les plus célèbresChapitre 353 sur 424 · De Lostalot, les Procédés de la gravure, p · texte numérisé non relu

De Lostalot, les Procédés de la gravure, p

2. On pourrait montrer que cette faveur pour le moyen âge et « l'exotisme artistique » se prépare et se manifeste déjà sous l'Empire. Jamais la musique, dan^les opéras comme dans la romance, n'a plus souvent mis fh «cène le troubadour et le chevalier. Les romans américains de ChateaubriaBfL

On cherchait avec passion des sujets dans Faust, Wilhem Meister, la Divine Comédie, Don Juan, Childe Harold, Werther, Manfred, etc. De même que David veut faire de la peinture éloquente, les adversaires de son école chercheront à faire de la peinture lyrique.

De ces divers éléments sortit ce que. l'on a appelé le romantisme. L'on vit alors les révolutionnaires politiques se rattacher artistiquement au passé, tandis que les royalistes défendaient en art des principes qui semblent révolutionnaires. Si le romantisme était resté dans la voie que lui avait ouverte Géricault, il n'y aurait qu'à le louer. Mais le romantisme vrai, ou du moins celui qui fit le plus de bruit, ne devait pas tarder à être plus artificiel que le système auquel il s'attaquait. Il substitua une convention à une autre, l'amour prédominant sinon exclusif du moyen âge à celui de la Grèce et de Rome. Boutique pour boutique, le bric-à-brac du moyen âge était moins humainmoins vrai encore que la draperie antique. Le romantisme dégénéra bientôt, ])ar réaction contre la règle, en idolâtrie du génie individuel, en mépris théorique de la critique et du bon sens général, pour ne pas dire du sens commun. Gœthe, qui, à la fin de sa vie, assistait à ce mouvement sans avoir rien perdu de cette largeur d'esprit qui l'intéressait à tout et lui faisait tout comprendre, Gœlhe disait cependant, en s'adressant à ces novateurs : « Faites-moi sentir ce que je n'ai pas encore éprouvé ; faites-moi songer à quoi je n'ai jamais rêvé, et je vous applaudirai. Mais des cris, du tapage, ne remplaceront jamais le pathétique. »

Heureusement qu'après bien du bruit le romantisme disparut comme coterie, mais demeura comme source de l'inspiration. Il l'a en partie renouvelé. L'antiquité même a fini par y gagner. Car un romantisme plus calme, associant l'esprit d'examen à l'imagination, s'efforça de complus encore Ossian et sa poésie psoudo-barbare, ont eu un succès gémirai e* donnent des sujets de tableaux et de statues

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