LITHOGRAPHIE. LA GRAVURE A L'ÉTRANGER
Gaillard, Haussoulier, Focillon, Abel Mignon, le peintre A. de Leinud [Beethoven, gravure originale), etc.
Outre l'éclat de la gravure au burin, deux faits font de la fin du xix^ siècle une période remarquable de l'histoire de la gravure : les progrès de la Gravure sur bois et les nouveaux succès de VEau forte. La xylographie a dil son développement extraordinaire aux publications illustrées où s'est signalée surtout, comme nous lavons dit, l'inépuisable fécondité de Gustave Doré. Ne pouvant plus se borner à copier servilement trait pour trait, le dessin fait sur le bois par l'artiste, mais obligée de l'interpréter, elle est devenue un vériUible art avec Brevière (1794-1869), les Pannemaker, Pisan, Bœtzel, Best, Jjotelin, Chapon, Baude, Léveillé, Iluyot, Froment, M'"^ Jacob-Bazin, etc.
Les aquafortistes ont pris, par le nombre comme par le talent, une place considérable. Plusieurs peintres se sont adonnés avec grand succès à l'art que pratiquaient Rembrandt et Claude : Chaplin, Hédouin, Charles Jacques, Boniiat, M^ Henriette Browne. Parmi les aquafortistes de profession, qu'il s'agisse d'oeuvres originales, ou de reproductions, Bracquemond , Waltner (la Ronde de nuit, le Christ devant Pilate de Munkaczy),Zfl Guillermie (les Enfants de Charles I*^*" de Yan Dyck), Jules Jacquemart (1837-80) (dans ses mei-veilleuses reproductions des Gemmes et Joyaux de la Couronne), de Rochebrune (dans ses vues de châteaux de la Loire), ont peu de rivaux à craindre dans le passé. Que de noms il faudrait citer à côté d'eux, Lecouteux, Desboutin, Lerat, Chauvel, Courtry, Brunet-Debaines, Champollion, Boilvin, etc. *.
Aucune école de gravure, n'est actuellement comparable à l'école française qui garde à cet égard la supériorité qu'elle n'a jamais perdue depuis Louis XIV. Il y a cependant à noter des progrès très suivis en Allemagne, où se sont fondées deux sociétés pour la gravure originale (à Munich et à Berlin). L'Allemagne a quelques burinistes comme Meyer, Jacoby; mais ils ne valent pas ses aquafortistes, Kœpping, Redlich, Raab, Forberg. Parmi les graveurs sur bois les plus remarquables sont Mockel (Cascade d'après André Achenbach) et
1. Une société des aquafortistes, a été fondée vers le milieu du xix' siècle et •es membres les plus éminents se sont réunis, sous la direction d'Iiédouio, pour illusirer les EvangiUi i'après les dessias de Bida.
le groupe des artistes qui ont gravé en manière de croquis avec beaucoup de verve les dessins de Menzel pour l'histoire de Frédéric II : Rœtzmarch, A. Vogel, O. Vogel, Unzelmann. L'Angleterre, malgré des burinistes tels Macbeth, préfère l'eau forte avec Sevmour-Haden, Cameron, Haig. Elle n'abandonne pas la gravure à la manière noire [Short) ni la gravure sur bois en couleur (Nicholson, Fletcher), et est toujours, ne fût-ce qu'à cause de ses nombreux Magazines, un centre d'activité pour la gravure sur bois usuelle (Gilbert^ Robert, etc.). L'eau-forte a repris faveur au pays de Rembrandt; les belles planches à la facture originale, aux effets profonds, de Bauer, Dupont, Storm van S'Gravezande , Veth , Toorop , Wetzen, il/iie Etha Fies, qui parurent et surprirent à l'Exposition de 1900, ont été jugées dignes d'un pareil patron. L'eau-forte italienne, avec Faitori et Conconl; suisse, avec Evert Van Muyden; espagnole, avec Ricardo de los Rios, ont fait bonne figure dans ce tournoi international. L'école belge (et c'est là un élogej, l'école belge où se distinguent surtout les burinistes, Biot, Lenain (le Saint George de Rubens). Meunier, est comme une annexe de 1 école française. La lithographie ne s'est pas moins bien comportée er» face de la photographie que la gravure avec A. de Lemud (1816-87, le Retour des Cendres de Napoléon), Maurou, Soulange Teissier, Chéret, M^^^ Vernaut, Lunois, etc., les Hollandais Ten' Cate et Veth. Eni. Vernier (1831-87), luimême paysagiste de talent, s'en est heureusement servi pour rendre la douceur et le flou des paysages de Corot.
Architecture. — Les chemins de fer. L architecture métallique, — En architecture, la fin du xix« s. ne semble pas avoir dégagé un style franchement original, malgré des édifices tels que Saint-Pierre de Montrouge et N. D. d'Auteuil par Vaudremer, l'Opéra de Ch. Garnier, le Palais de Longchamps à Marseille par Bartholdy et Espérandieu, le Palais de l'industrie de Viel aujourd'hui détruit, le Collège Chaptal par E. Train, l'École des Arts décoratifs de Lille par Batignj, la. Trinité par Ballu, les constructions de Duc au Palais de justice, dt Coquart à lÉcole des Beaux-Arts et à la Cour de cassation, certaines parties de la Sorbonne de Nénot, de l'intérieur du grand et du petit palais aux Champs-Elysées par Deglane et Girault, les halles centrales par Baltard, qui sont devenues