c’est-à-dire:® son jupon étoilé ou couveiT d'étoiles
2. Ue Izonlli, cheveux, et pilinallt, bouclés sur les tempes, formé de l’inusité ¡ñlina, d’où dérive l’adjectif pilinqid, c¿ui a un toupet ou une mèche de cheveux sur les tempes.
pensée de la morl qui était si proche. Cela durait jusqu’à midi ou un peu plus tard. Lorsque le soleil déclinait vers les approches du soir, on la faisait monter au temple de Uitzilopochtli. Tous les satrapes la suivaient, l'evètus des attributs de tous les dieux et portant un masque sur la figure. L’un d’eux avait les ornements et le masque de la déesse Ilamatecutli. Quand on était parvenu au sommet, on la tuait sans retard et on lui arrachait le cœur. La tête, qu’on lui coupait aussi, était donnée à celui qui était revêtu des attributs de la déesse et qui précédait tous les autres. Il la prenait de la main droite par les cheveux et se mêlait ainsi à la danse, levant et abaissant tour à tour la tête de la morte, selon les besoins de la danse dans laquelle le suivaient tous les autres pereonnages représentant des divinités. C’est ainsi qu’il allait en dansant tout autour de la plateforme élevée du temple. Après quelque temps de cet exercice, tous obéissaient à son ordre en descendant en procession. Quand ils étaient arrivés en bas, ils s’empressaient de gagner leurs demeures, c’est-à-dire les calpulli où ces ornements étaient déposés. Lorsque celui qui était couvert des attributs de la déesse Ilamatecutli se livrait à la danse, il avait des temps d’arrêt et revenait sur ses pas, comme pour faire des reprises, en portant ses pieds en arrière. Il avait à la main en manière de bourdon une canne massive sur laquelle il s’appuyait ; sa souche avec trois racines était tournée en haut tandis que la pointe portait sur le bas. On donnait à cette danse le nom de báculo'. La déesse Ilamatecutli portait aussi un masque à deux faces avec de grandes bouches, les yeux saillants, et surmonté d’une couronne de papier dentelé. Les dieux s’en étant allés dans les calpulli, un satrape descendait du temple babillé en jeune élégant, avec une manta tissue en filet, qu’on appelait quechinlU. Il portait sur sa tête des panaches blancs et à ses pieds, au lieu de grelots, des cornes de pieds de cerf; il avait à la main une feuille de maguey surmontée d’un petit drapeau en papier. Arrivé en bas, il allait directement au mortier appelé quauhxicalco oii se trouvait une petite case en forme de cage faite en barreaux de pin, dont le haut était recouvert en papier; cela s’appelait le grenier de la déesse Ilamatecutli. Ce satrape déposait la feuille de maguey près de la cage à laquelle il mettait le feu. Ce que voyant, d’autres satrapes qui se trouvaient là prenaient leur course précipitée vers le sommet du temple. On appelait cette cérémonie xochipayua^ •, elle avait pour but une fieur appelée teoxochitl^ qui se trouvait en baul. Le premier qui
1. Les deux textes portent l’un uecula (Bustaraante) et l’autre retula (Kiagsborough). Ce sont deux erreurs.