De xor.liiU^ üeurs, ei paijna, courir
;i. Do teotl, dieu, et xochill, fleur.
HISTOIRE DES CHOSES
y arrivait s’en emparait et la lançait sur le quauhxicalco où la cage brûlait en ce moment. Tout le monde s’en allait immédiatement après.
Le lendemain , on se livrait au divertissement appelé nechichifjuauilü'. Ace propos, tous les hommes et enfants qui voulaient se mêler à ce jeu se fabriquaient de petites sacoches ou filets qu’ils remplissaient de Heurs de souchets ou de morceaux de vieux papier. Ils les attachaient à un cordon ou ruban d’une demi-brasse de longueur, de manière à pouvoir s’en servir facilement pour frapper. D’autres personnes donnaient à ces sacoches la forme d’un gant et les remplissaient comme ci-dessus, ou avec des feuilles vertes de maïs. Il y avait une pénalité attachée à toute manœuvre ayant pour but d’y introduire des pierres ou des objets qui fussent susceptibles de blesser. Les enfants comm.ençaient ce jeu en escarmouchant entre eux. Ils se donnaient des coups de sacoche sur la tête ou sur n’importe quelle partie du corps qu’ils réussissaient à atteindre. Leur nombre augmentait peu à peu. Les plus hardis frappaient sur les jeunes lilles qui passaient dans la rue. Les cris qu’elles poussaient faisaient que trois ou quatre agresseurs se réunissaient contre une seule et (¡u’ils la fatiguaient jusqu’à lui arracher des larmes. Quelques jeunes filles qui étaient plus avisées prenaient soin de se munir d’un bâton ou de tout autre objet pour se défendre, afin de pouvoir suivre leur chemin. Il y avait des jeunes hommes plus espiègles qui cachaient la sacoche, appelée c/iíc/iig'ua</¿, et, lorsque venait à passer une femme sans méfiance, ils la frappaient en s’écriant aussitôt : Chichhjualzin, tonantze^^ ce qui veut dire : « Mère, cette sacoche est du bon jeu », et ils prenaient aussitôt la fuite. Pendant tout le temps que durait ce divertissement, les femmes se tenaient bien sur leurs gardes toutes les fois qu’elles avaient à se rendre quelque part.
Tel est le récit de la fête de tUül.