‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 13 sur 704 · Près du bois », de quauül, bois, et lian, auprès · texte numérisé non relu

Près du bois », de quauül, bois, et lian, auprès

3. « Dans le champ de Heurs », ville au S. de Mexico. De xochitl, Heur, et milli, terre

labourée, avec le suftixe co, dans.

ces écrits. Ces religieux se j)résenlôrcnt, en effet, firent leur rapport au définitoire du chapitre et affirmèrent que, d’après leur sentiment, cette œuvre était méritoire et qu’il serait opportun d’en favoriser la conclusion. Quelques-uns des déflniteurs furent d’avis qu’il était contraire au vœu de pauvreté de dépenser tant d’argent en si belles écritures, et, par suite, il fut ordonné à l’auteur de renvoyer ses copistes, et qu’il eût à tout écrire de sa propre main. Or, comme il était âgé de plus de soixante-dix ans, qu’il tremblait de sa main droite et que l’ordre ci-dessus mentionné ne put être levé, plus de cinq ans se passèrent sans qu’il fût possible de rien écrire. Mais au bout de ce temps, un autre chapitre s'étant formé, le P. Fr. Miguel Navarro en fut élu Gustos custodum ci le P. F. Alonso de Escalona en fut nommé le Provincial. Alors, l’auteur écrivit un sommaire de tous les livres, de tous les chapitres et prologues, disant en abrégé tout ce qui s’y trouvait contenu. Les PP. FF. Miguel Navarro et Gerónimo de Mendieta emportèrent ce résumé en Espagne, où l’on sut dès lors ce qui était écrit concernant les choses de ce pays. En même temps le P. provincial enleva à l’auteur tes différents livres de son écrit et les fit répandre par toute la province, où plusieurs religieux en prirent connaissance et y donnèrent leur approbation, les tenant pour méritoires et utiles. Après ijuelques années, le P. F. Miguel Navarro revint du chapitre général avec le litre de commissaire de ces contrées. Sous prétexte de censure et à la demande de l’auteur, il prit soin de recueillir les douze livres de cet écrit et, un an après qu’ils furent de retour, ils rentrèrent enfin au pouvoir de l’auteur. Rien, du reste, ne fut fait à leur propos en ce temps-là, et personne ne prêta son secours pour que les écrits fussent traduits en langue romane, jusqu’à ce que le P. Commissaire général Fr. Rodrigo de Sequera vint dans le pays, vit l’ouvrage, en fut très satisfait, ordonna à l’auteur de le traduire en langue romane et prit toutes les mesures nécessaires pour que cela fût transcrit à nouveau en deux colonnes, mexicaine d’un côté et romane de l’autre, afin de pouvoir les envoyer en Espagne. L’illustrissime Su D. Juan de Ovando, président du Conseil des Indes, l’avait ainsi ordonné, parce qu’il avait eu connaissance de cet écrit par le sommaire que le P. Fr. Miguel Navarro avait emporté en Espagne, ainsi qu’on l’a vu plus haut. Tout cela soit dit pour que l’on comprenne que cette œuvre a été examinée et approuvée par beaucoup de gens, pendant un grand nombre d’années, et qu’il a fallu traverser bien des peines et des déboipes pour la mener en l’état où elle se trouve aujourd’hui.

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