‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 203 sur 704 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

DU CINQUIÈME SIGNE MALHEUREUX APPELÉ Cô aCütl, ON PRETENDAIT QUE CEUX QUI Y NAISSAIENT, SURTOUT SI C’ÉTAIT AU NEUVIÈME JOUR

QUI s’appelle chiconnui cipactU, étaient médisants, semeurs de nouvelles, INVENTEURS DE CONTES, PORTEURS DE FAUX TÉMOIGNAGES, ETC....

CE SIGNE ÉTAIT, DISAIT-ON, CELUI DE Quclzalcoutl ; LES NOBLES Y FAISAIENT BEAUCOUP DE SACRIFICES ET d’oFFRANDES EN L’HONNEUR DE CE DIEU.

Le cinquième signe s’appelle ce acaü. On dit qu’il est tout entier malheureux. Le second jour s’appelle orne ocelotl] le troisième, ei quauhtli; le quatrième, navA cozcaquauhlli ; le cinquième, macuilli ollin; le sixième, chiquacen tecpatl. On disait de toutes ces journées qu’elles étaient malheureuses, parce qu’elles appartenaient à Quetzalcoati, dieu des vents. Lorsque ce signe commençait à régner, les rois et les principaux personnages faisaient des offrandes dans la maison de ce dieu, c’est-à-dire au caimecac où se trouvait sa statue, qu’on couvrait ces jours-là de riches ornements. On plaçait devant elle des fleurs, des roseaux à fumer, de l’encens, des mets et des boissons. On disait que ce signe était celui de Quetzalcoatl et que ceux qui y naissaient, fussent-ils nobles ou gens du peuple, vivaient toujours dans le malheur, l’air emportant sans cesse toutes leurs affaires. On en disait autant des femmes qui naissaient sous ce signe. Pour remédier au malheur de ceux qui venaient au monde ces jours-là, les devins habiles dans cet art ordonnaient qu’ils fussent baptisés le septième jour de ce signe, appelé chiconquiauitl, dans la croyance que de cette manière on redressait l’infortune du jour de la naissance et qu’on préparait un meilleur sort. On croyait, en effet, que chiconquiauitl était un jour clément; aussi baptisait-on tout de suite ceux qui naissaient ce jour-là. On attribuait les mêmes qualités au jour suivant appelé chicuei xochitl. Ceux qui y naissaient étaient, disait-on, de bon caractère; on leur donnait immédiatement le baptême. Le neuvième jour, qui s’appelait chiconaui cipaclli, passait pour malheureux. On disait que ceux qui y naissaient étaient de mauvais caractère, brouillons, amis des disputes, semeurs de discordes et menteurs ; ils ne gardaient aucun secret; ils étaient pauvres et affligés d’un mauvais sort pour tous les jours de leur vie, etc...

Le dixième jour de ce signe s’appelle matlactli ecatl. On disait qu’il était aussi heureux que les trois jours suivants, qui s’appelaient mactlactli oce calli, mactlactli omome cuetzpallin et matlactli omei coati. Ces quatre journées avaient un sort identique. On disait que ceux

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qui y naissaient, hommes ou femmes, seraient honorés, riches et respectés de tous.

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