CHAPITRE XIV
DES QUATRE JOURS PROSPÈRES DE CE SIGNE ET DES BONNES CONDITIONS DE CEUX QUI Y NAISSAIENT,
Le dixième jour de ce signe était appelé matlactU tochtli. Il passait pour être bien heureux. Ceux qui y naissaient, fussent-ils filles, fussentils garçons, étaient destinés à être heureux et riches, parce que, ainsi qu’on l’a déjà dit, le dixième jour de tous les signes était généralement heureux. On ne les baptisait pas tout de suite, mais bien au dernier jour appelé matlactU omei oçomatli, parce qu’il améliorait le sort des nouveau-nés. On disait en effet que le dernier jour de tous les signes était fortuné.
Le onzième jour de ce signe s’appelait matlactU oce atl, le douzième, matlactU omome itzcumtli, et le treizième, matlactU omei oçomatli. Ces quatre journées possédaient une bonne fortune. Ceux qui naissaient dans quelqu’une d’elles étaient destinés à être prospères, honorés, respectés de tous, riches, généreux, braves, habiles, intelligents et doués du don de persuader et d’émouvoir. Si c’était une femme qui naissait dans l’un de ces jours-là, on disait également qu’elle serait heureuse, riche, etc... Lorsque quelqu’un de ceux qui naissaient dans ce signe tombait dans le malheur, on prétendait que c’était par
sa faute, pour n’avoir pas eu suffisamment de dévotion à ce signe et n’avoir pas fait pénitence en son honneur. La raison qui faisait attribuer la bonne chance aux quatre derniers jours, c’est que, dans tous les signes, ils étaient dédiés à quatre dieux prospères appelés, le premier, Tlauizcalpan tecutli; le second, Citlalicue-, le troisième, Tonatiuh, et le quatrième, Tonaca tecutli^. C’est à cela que les astrologues attribuaient la chance de ceux qui naissaient ces jours-là, d’être heureux et favorisés d’une longue vie, à la condition d’être baptisés le dernier jour.