DES AUTRES JOURS DE CE SIGNE
Le sixième jour de ce signe s’appelait chiquacen itzcuinth. On le disait malheureux, comme le sont, en général, toutes les sixièmes journées de tous les signes. Ceux qui y naissaient étaient médisants, rapporteurs, méfiants, de mauvaise foi, porteurs de faux témoignages. Les astrologues disaient qu’ils seraient maladifs et mourraient jeunes, et, s’ils parvenaient à vivre, ce serait en luttant contre différentes maladies. Ceux qui naissaient ce jour-là étaient baptisés le jour suivant de chicóme oçomatli. On croyait améliorer ainsi leur sort. On disait d’ailleurs que s’ils faisaient pénitence en l’honneur de ce signe, leur infortune se changerait en bonne chance.
1. Bustamante accompagne ce passage d’une note qui ne me paraît pas inutile, pour dire que ce qui précède doit être considéré par le lecteur comme une digression et que l’auteur reprend ici, sans donner aucun avertissement, le fil de son histoire du chapitre XVI.
HISTOIRE DES éHOSES
On appelait le septième jour chicóme oçomatli. Il est fortuné, ainsi qu’on l’a dit. Ceux qui y naissaient étaient gais, diseurs de bons mots, plaisants, farceurs, amis de tous, se liant avec tout le monde. Si c’était une femme, elle était riche, aimant à bien vivre, bonne marchande et ne perdant jamais son avoir. Le huitième jour s’appelait chicuei malinalli. On le disait enclin à la mauvaise chance. Le neuvième jour s’appelait chiconaui acatl. Il passait pour malheureux, parce qu’il appartenait à la déesse Vénus qu’on appelait TlacoUeotl. Ceux qui y naissaient étaient toujours disgraciés et de mauvaise vie. Le dixième jour s’appelait matlactli oceloll. Il était heureux, ainsi qu’il a été dit, parce qu’en lui régnait toujours Tezcatlipoca, qui est le plus grand des dieux. Ceux qui y naissaient, s’ils vivaient, avaient la prospérité assurée. On les baptisait tout de suite ; cependant, on laissait quelquefois cette cérémonie pour le treizième jour, parce que cela contribuait à améliorer leur sort. On appelait le onzième ¡our matlactli oce quauhtli, et le douzième, matlactli omome cozcaquauhtli. On disait de ces deux jours qu’ils étaient en partie bons et en partie mauvais. On baptisait ceux qui y naissaient le treizième jour appelé matlactli omei ollin, pour améliorer leur chance, ainsi qu’on l’a déjà dit.