‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 219 sur 704 · De quetzalli, plumage brillaat, et quemitl, vêlement · texte numérisé non relu

De quetzalli, plumage brillaat, et quemitl, vêlement

2. De xiuhtotoll, oiseau au plumage varié, et quemitl, vêtement.

s’appelait tozquemitl\ ce qui signifie manteau de plumes jaunes resplendissantes. Un autre qui s’appelait uitzitzilquemitl^, c’est-à-dire manteau fait de plumes resplendissantes bleues de tzintzonme. Il y en avait encore d’autres moins précieux que les précédents. On les étendait au soleil tous ensemble sur des étoffes riches, devant l’image du dieu, pour toute une journée, afin de les réchauffer, disait-on, et de leur faire prendre l’air. Les principaux personnages et les gens du vulgaire offraient au dieu des mets recherchés de différentes espèces, que l’on éloignait bientôt de la statue. Les ministres de ce temple les partageaient entre eux et les mangeaient en compagnie des prêtres de Uitzilopochtli. Le roi faisait à l’image de cette divinité l’offrande d’un grand nombre d’espèces de fleurs arrangées de façon à former des dessins variés. Elles avaient toutes un parfum exquis dont les suaves émanations remplissaient l’église. On offrait aussi des roseaux fumants en petits fagots de vingt. Ils étaient là brûlant devant la statue en laissant échapper comme un nuage de fumée. Les propriétaires de magueys ou les cabaretiers qui vendaient le pulque coupaient leurs plantes pour qu’elles donnassent leur miel pendant ce signe, quoiqu’ils fussent dans la croyance qu’étant manipulées dans cette circonstance, elles ne donneraient point un suc très abondant. Le premier pulque, qu’on appelait uitztli, était offert en prémices à Uitzilopochtli. On le versait dans des vases nommés acatecomalU , sur lesquels on plaçait des roseaux, pour que pussent boire les vieillards qui étaient autorisés à faire usage de Voctli. On disait que ceux qui naissaient dans ce signe, s’ils étaient garçons, seraient vaillants, honorés et riches, et, si c’était une fille, qu’elle serait habile, propre à tout, bien pourvue en choses à manger, d’un caractère viril, prudente dans son langage, discrète, etc.

Le second jour de ce signe s’appelait ome quiauitl ; le troisième, ei Xóchitl; le quatrième, naui cipactli; le cinquième, macuilli ecatl; le sixième, chiquacen calli; le septième, chicóme cuetzpallin ; le huitième, chicuei coati ; le neuvième, chiconaui miquiztli; le dixième, matlactli maçatl; le onzième, matlactli oce tochtli; le douzième, matlactli omome all;\e, treizième, matlactli omei itzcuintli. Toutes ces journées sont heureuses comme la première.

1. De toztU, plumes jaunes, fort belles, de l’oiseau de ce nom, et qutmill, vêtement.

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