‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 229 sur 704 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

DU SIGNE DIX-SEPTIÈVIE APPELÉ CC ail ET DE SA FORTUNE DÉSASTREUSE.

Le dix-septième signe s’appelle ce ail. On le disait indifférent, attendu qu’en ce jour-là régnait la déesse nommée Chalchiullicue. Ceux qui trafiquaient sur l’eau faisaient des offrandes et des sacrifices en l’honneur de cette déesse devant son image située au calpulco. On disait qu’il résultait de l’indillérence de ce signe que quelques-uns de ceux qui y naissaient y puisaient bonne chance, mais la plupart étaient malheureux et mouraient d’une triste mort. S’ils avaient quelque bien de ce monde, ils n’en jouissaient que peu de temps ; car la bonne forlune s’épuisait pour eux au moment où ils s’y attendaient le moins. Aussi avait-on inventé le proverbe qui dit que : dans ce monde les journées bonnes sont suivies des mauvaises^ et que ceux qui sont prosjières quelque temps finissent dans la pauvreté, tandis que ceux qui ont vécu pauvres ont la chance de quelque repos avant de mourir. On ne baptisait pas tout de suite ceux qui naissaient ce jour-là. On attendait le troisième, le septième, le dixième ou quelqu’un des jours qui suivent ce dernier. Le second jour de ce signe s’appelle orne iizcuinili;

le troisième, ei uçoniatli; le (juatrième, naui malinalli ; le cinquième, ■mucuilli acatl; le sixième, chiquacen ocelotl; le septième, chicóme qaaulUli ; le huitième, chicuei cozcaquaahtli; le neuvième, chiconaui oUbi ; le dixième, mallaclli lecpall; le onzième, matlaclli oco qtdauiU ; le douzième, matlaclli umume xochiil; le treizième, mallaclli omei cipaclli.

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