‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 258 sur 704 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

DU MAUVAIS AUGURE QUE LES MEXICAINS TIRAIENT DES FOURMIS, DES GRENOUILLES ET DES SOURIS EN CERTAINS CAS.

Lorsque quelqu’un s’apercevait que les fourmis envahissaient en grand nombre sa maison, il y voyait un mauvais présage ; il se figurait que les habitants de cette maison seraient persécutés par quelque personne malveillante ou envieuse, parce qu’on était convaincu que les fourmis qui s’élevaient dans le domicile même étaient l’indice de ce malheur. Ils croyaient aussi que les envieux et les malveillants les lançaient dans la maison, poussés par un esprit de haine et désireux de causer parmi les habitants des maladies, la mort, la pauvreté ou l’inquiétude. On éprouvait le même sentiment en voyant dans sa maison une grenouille ou un crapaud sur les murs, sur la terrasse ou entre les poutres. On croyait que ces animaux étaient introduits dans la demeure par quelque envieux, malveillant ou haineux. Ils voyaient les mêmes mauvais présages dans la présence de certaines petites souris qui ont un cri particulier différent des autres et dont on ressentait de l’inquiétude; on les appelle telzcmhqui michin b Apropos de toutes ces choses, ils allaient consulter les augures qui donnaient le moyen d’y porter remède.

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