‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 262 sur 704 · DU LIVRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

DU LIVRE CINQUIÈME

INTRODUCTION DE l’AUTEDR

Les augures, et les superstitions paraissent appartenir à la même famille ; mais les augures attribuent généralement à une créature ce qui ne lui appartient aucunement, comme, par exemple, lorsque le serpent ou la belette passent devant un voyageur et qu’on prétend que ce fait est l’indice qu’on sera atteint par quelque malheur en chemin. 11 en est de même de tous les autres présages dont il est parlé en ce livre cinquième. Les superstitions dont il va être question dans cet appendice sont le revers des précédents, puisqu’elles consistent à prendre en mauvaise part des impressions et des influences qui sont bonnes quand on les considère en elles-mêmes. Ainsi l’odeur du jasmin indien appelé omixochitl^, passe pour être capable de causer des maladies comme, par exemple, des hémorroïdes. On attribue également sans raison à la fleur nommée cuitlaxochitl'^ de produire une maladie, du même nom, sur le clitoris des femmes qui passent sur cette fleur. Comme les augures et les superstitions sont deux genres très voisins, je donne ici un petit traité de ces dernières; cela sera comme un appendice au cinquième livre des augures. Je n’y dirai pas autant de faits qu'il s’en présente dans l’usage; je n’y parlerai pas surtout de toutes les superstitions en cours, qui arrivent à des conséquences abusives, car c’est

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