Poudre blanche, tirée d’une craie nommée tetiçatl
4. Ou Chalchiuül icue, c’est-à-dire à la jupe brillante ou d’émeraude; cueitl, jupe; en composition nocue, ma jupe; icue, sa jupe. Cette déesse avait beaucoup d’autres noms, parmi lesquels nous citerons : Acuecueyotl, Ahuic, Apoçonallotl, etc.
5. Pluriel de Tlaloc, dieu de la pluie; littéralement, résidant sur la terre; de llalli, terre, et de onoc, être. Ce dieu, vénéré dans presque toutes les localités montagneuses, portait divers noms et le plus souvent était désigné par le simple mot quiauül, la pluie.
6. Substantit verbal formé de elzalli, sorte de bouillie, et qua, manger; c’est-à-dire manducation de cette bouillie. Le signe du mois lui-même, dans lequel tombait la fête, représente un homme mangeant le mets recherché, Ce mois était aussi appelé elzalqualiztli.
HISTOIRE DES CHOSES
tête une couronne de papier peint en bleu clair, surmontée d’un panache en plumes vertes, avec des boules peintes en bleu comme la couronne, et qui en pendaient les unes sur la nuque et les autres sur le front. Ses oreilles étaient en turquoises ajustées en mosaïque. Elle était revêtue d’un péplum et ses jupons teints de la même couleur bleue se terminaient par des franges d’où pendaient des coquillages de mer. Elle portait à la main gauche une rondache avec une feuille large et arrondie qui croît dans l’eau et qu’on appelle «¿¿acueçonan*. Elle avait à la main droite un vase surmonté d’une croix semblable à l’ostensoir du saint sacrement dont on fait usage lorsqu’un seul prêtre doit le porter. C’était comme le sceptre de la déesse. Elle était chaussée de colaras blanches. Les grands seigneurs et les rois vénéraient grandement cette divinité, accompagnée de deux autres. Celles-ci étaient d’abord Chicóme coall, déesse des subsistances, et, ensuite, la divinité du sel, qu’on nommait Uixtociuatl On disait que ces trois déesses nourrissaient les gens du peuple pour qu’ils pussent se multiplier. D’autres particularités qui regardent cette divinité se liront au chapitre du livre II que j’ai cité ; c’est là qu’il en est traité très au long.