C’est à-dire : maison, salle des grands [tecpilli
3. Salle (calli) de ceux qui prennent soin des gens {tequùiaque); — quauhcalli signifie maison (calli) des aigles (quauhtli).
4. Tlatlacochcalca, pluriel de tlacochcalcall, qui se tient dans la salle des armes ; — tlatlacaleca, pluriel de tlacatecatl, qui charge les personnes, leur impose un travail.
5. Maison des chefs achcauhtin, pluriel de achcauhtli, principal.
les achcauhtin qui étaient chargés de donner la mort à ceux que le roi condamnait et, s’ils n’obéissaient pas à cet ordre, eux-mêmes étaient condamnés à la peine capitale. Il y avait au palais une autre salle appelé cuicacalli dans laquelle se réunissaient les maîtres des jeunes gens, qu’on nommait tiachcauan et telpochtlatoque, pour y attendre les ordres du roi au sujet de quelque travail public à faire. Ils avaient, du reste, l’habitude d’aller chaque jour, au coucher du soleil, presque nus, à la susdite salle du cuicacalli pour s’y livrer au chant et à la danse. Ils étaient simplement couverts d’une mania tissée en filet; ils attachaient à leur tête des panaches en plumes avec des cordons de coton rouge, appelés tochacatl, qui servaient à natter les cheveux. Ils portaient des turquoises aux trous des oreilles et des mentonnières en petits escargots de mer. C’était ainsi que tous les jeunes gens élevés dans le lelpochcalli allaient danser chaque nuit. Ils finissaient leurs danses vers onze heures. Aussitôt après, les prêtres et les ministres des idoles commençaient à sonner matines en soufflant dans de grands escargots de mer; car c’était l’heure d’aller faire pénitence selon leur coutume. En finissant leurs danses, les jeunes gens s’en allaient coucher au lelpochcalli; aucun d’eux ne s’en retournait chez lui. Ils dormaient séparément, nus ou simplement couverts de la mante légère qu’ils avaient en dansant. A peine avaient-ils sommeillé un instant qu’ils se levaient pour se rendre au palais royal et, si le roi arrivait à savoir que quelqu’un d’eux avait laissé perdre les parts assignées aux maîtres des jeunes gens pour leur boisson et leur manger, il les faisait aussitôt arrêter et mettre séparément dans les grandes cages. Si le roi parvenait à découvrir que n’importe lequel d’entre eux s’était enivré, mis en concubinage ou rendu coupable d’adultère, il le condamnait à mort, et on le tuait par le garrot, à coups de bâton ou en le lapidant devant tout le monde, afin d’inspirer la crainte et que personne n’osât se rendre coupable de délits semblables.