CHAPITRE XX
DE LA MAISON DES CHANTEURS ET DE LA MANIÈRE DONT ON SE PARAIT POUR LES areylos.
Il y avait un autre appartementqu’on nommait mixcoacalli K Là, se réunissaient tous les chanteurs de Mexico et de Tlatelulco, pour attendre les ordres du roi, en cas qu’il voulût danser ou se donner le spectacle de la danse, ou entendre quelque chant de composition nouvelle. On y avait sous la main, préparé d’avance, tout ce qui était nécessaire à Vareyto : le tambour et le tambourin avec leurs accessoires, les grelots que l’on appelle ayacacJilli ou telzilacall et omichicauutzlli^, et des flûtes, avec tous les maîtres musiciens, chanteurs et danseurs, ainsi que tous les ornements de Vareyto à la disposition de n’importe quel chanteur. Et si le roi voulait qu’on entonnât les chants de Uexotzinco ou de VAnahuac, on les chantait, et l’on dansait revêtu de tous les ornements de Vareylo de ces pays. Si le roi voulait que les maîlres des chanteurs entonnassent le chant des Cuexleca, ils prenaient pour leur areyto les ornements que ce chant demande. Ils se faisaient pour cela des chevelures et des masques avec des nez troués et des cheveux roux, la tête haute et large comme les Cuexleca, Qi ils se couvraient de manteaux tissus en filets. En réalité, les chanteurs se paraient de diverses manières en rapport avec ce que demandaient les genres de chants et de danses.