c’est-à-dire ; jeune homme qui est allé capturer
sur les jeunes gens qui se rendaient de nuit à la maison destinée à apprendre à chanter.
Quant à celui qui prenait seul quatre captifs, le roi ordonnait qu’on lui coupât les cheveux à la manière des capitaines ; on lui en donnait le nom aussi, en disant de lui: le capitaine mexicatl, ou tolnauacail, ou d’autres noms qu’on appliquait aux braves. Désormais il pouvait s’asseoir aux estrades sur des nattes et des icpalli, dans la salle où s’asseyaient tes autres capitaines et guerriers de valeur, qui occupent le premier rang des sièges et portent des mentonnières longues, des ornements d’oreilles en cuir et des glands sur la tête. Ceux qui capturaient six, sept ou dix ennemis Cuexteca ou Tenime ne prenaient pas pour cela rang parmi les personnages susdits. On les nommait seulement capitaines. Pour arriver à l’honneur d’être confondus avec eux, il était nécessaire de capturer des guerriers d'AÜixco, de Uexotzinco ou de TliliuhquitepecK
Quiconque réduisait en captivité cinq de ceux-ci était mis au rang des plus grands et plus honorés capitaines et chefs intrépides, qu’on appelait quauhyacatl^ , ce qui veut dire : « aigle qui guide. » A celuilà le roi donnait une longue mentonnière verte, des glands pour la tête avec des bandes d’argent mêlées aux belles plumes, des ornements d’oreilles en cuir et une manta riche appelée quechintli. Ils recevaient une autre manta du nom de chicoapalnacazminqui^, ce qui veut dire manta teinte de deux couleurs qui la partageaient diagonalement en deux parties égales. On lui donnait une autre manta ornée partout de courroies de cuir qui y étaient attachées. Celui qui capturait deux guerriers d'Atlixco ou de Uexotzinco était tenu pour terrible et très vaillant ; on lui donnait une longue mentonnière en ambre jaune et une autre verte en chalchiuitl. 11 faisait usage indistinctement de l’une et de l’autre.
1. C’est-à-dire : sur la montagne {tepec) noire {tliliuhqui) .