C’est-à-dire: sur la montagne (tepec), du lapin (tochtU
2. De xicalli, sorte de vase en calebasse, avec co, suffixe de noms de lieü;
3. Aristolochia mexicana, plante médicinale, dont la racine aromatique était employée pour dissiper les douleurs flatulentes et fabriquer des colliers. Voy. ci-dessus, page 232.
4. C’est-à-dire : ceux qui font boire, qui appellent les convives,
HISTOIRE DES CHOSES
pays ennemi, ils faisaient prévenir les habitants de la province où ils voulaient se rendre pour qu’on y sût leur approche et qu’on s’apprêtât à les recevoir pacifiquement. Quant aux districts qui leur étaient contraires, ils les traversaient de nuit et nullement de jour. Les messagers envoyés à Anauac pour y donner avis de leur approche étant arrivés, les seigneurs du pays se portaient à leur rencontre armés en guerre, jusqu’en plein pays ennemi, et les conduisaient en leur domaines A* Anauac Xicalanco. En arrivant dans cette province les marchands s’empressaient de donner à ces seigneurs ce que le roi de Mexico leur envoyait et les saluaient de sa part. De leur côté, les seigneurs des villes de Xicalanco, de Cimatecatl et de Quatzaqualco leur offraient de grandes pierres vertes taillées, d’autres pierres longues, rouges et gravées, des émeraudes qu’on appelle actuellement quetzalilzlli, une autre sorte d’émeraude et un grand nombre de pierres fines de différentes espèces. Ils leur donnaient aussi des coquillages, des éventails rouges et jaunes, des palettes en écaille pour remuer le cacao, peintes en rouge et d’autres tigrées de noir et blanc. Ils leur ofi'raient encore des plumes riches de différentes espèces et des peaux de bêtes féroces préparées et ornées de dessins. Les marchands rapportaient donc de la province de Xicalanco tous ces objets pour le roi de Mexico et s’empressaient de les lui présenter aussitôt qu’ils arrivaient dans cette capitale. C’est ainsi que les trafiquants mexicains, qu’on appelait tecunenenque^, effectuaient leurs voyages au pays à’ Anauac qui confine à des régions ennemies. Le roi de Mexico alïectionnait beaucoup ces marchands. 11 les considérait comme ses enfants et les tenait pour nobles, prudents et braves.