‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 446 sur 704 · DO DIXIÈME LIVRE DE CETTE HISTOIRE · texte numérisé non relu

DO DIXIÈME LIVRE DE CETTE HISTOIRE

Si l’on veut porter une sérieuse attention sur la prédication évangélique et apostolique, on verra clairement que les prédicateurs catholiques ont pour devoir de s’occuper des vertus et des vices, dans le but de détourner des uns et d’attirer vers les autres. Leur plus grand zèle doit se concentrer dans les efforts à faire pour inspirer l’amour des vertus théologales et l’horreur des vices qui leur sont opposés. On trouvera un vaste sujet d’étude sur la matière dans les six premiers livres de cette histoire et dans le commentaire que j’ai fait sur les Épîtres et les Evangiles des dimanches de toute l’année ; on trouvera mieux encore dans la doctrine chrétienne que les douze premiers prédicateurs proclamèrent à ces populations Indiennes : doctrine que ma présence en ce pays m’a permis de transcrire en langue mexicaine. C’est pour augmenter les ressources des missionnaires de cette nouvelle église que j’ai traité, dans cet ouvrage, des vertus morales d’une façon qui soit en rapport avec les idées que ces Indigènes se font d’elles et avec la manière dont ils les expriment en leur langage. Dans ce traité je n’ai pas cru devoir suivre l’ordre que les autres écrivains ont adopté sur la matière. J’ai mieux aimé me guider par le rang des personnes, leurs dignités, le métier et le commerce qu’ils font, ayant soin de faire ressortir les bonnes qualités d’abord et les vices ensuite de chaque classe de gens en particulier. Ce livre contient également le plus grand nombre des maladies auxquelles le corps humain est exposé dans ce pays, et les remèdes qu’on peut leur opposer. J’y parle enfin de presque toutes les races d’hommes qui sont venus coloniser ces contrées.

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