Se dit surtout des arbres qui ont beaucoup de feuilles
HISTOIRE DES CHOSES
il porte ses sujets, les uns sur ses épaules et les autres sur ses genoux ou dans ses bras. Il a l’obligation de les couvrir de ses ailes comme la poule fait pour ses poussins.
Le sénateur a pour devoir d’être juge et de bien étudier les procès. Il doit être respecté, sévère, imposant, d’un aspect digne et grave qui inspire la crainte et la soumission. Le bon sénateur est un juge intègre. Il écoute les deux parties. Il pèse mûrement leurs situations respectives-, il donne à chacun ce qui est à lui et ne s’écarte jamais de la droite justice. Il ne fait point acception de personne et il juge sans passion. Le mauvais sénateur, au contraire, est personnel, passionné ; il se laisse influencer par l’une des parties ; il est intéressé et se laisse aisément suborner.
L'homme de noble race a bon cœur, il est de loyal caractère et d’honnête vie. Il est modeste, avisé, discret, aimé de tous, paisible, juste, posé, de conduite sans tache, instruit et prudent. Lorsqu’au contraire l’homme de bonne race est mauvais, il veut se mêler de toutes choses; il est présomptueux, remuant, orgueilleux, affolé, semi-bouffon, désagréable à tous, moqueur déterminé et audacieux.
Le véritable gentilhomme est très estimé, aimé et de bon caractère. Il affectionne et estime tout le monde et il n’est personne avec qui il ne vive en harmonie. Il honore tout le monde et traite n’importe qui avec bienveillance en employant de bonnes paroles. Le gentilhomme de mauvais aloi est de mince valeur, imprudent, sot, incivil, étourdi, inconsidéré en toutes choses et ennuyeux pour tout le monde.
Celui qui est illustre et généreux est comparable à une pierre précieuse, à un oyau riche ou à une plume estimée. Il mérite d’être bien traité, choyé comme personne noble et généreuse d’une race distinguée et appartenant à la classe des plus fins et des meilleurs gentilshommes.