C’est-à-dire: remède (palli) blanc [izlac
du miel blanc mêlé avec du sel. Si le nez tombait malgré ces soins, le pansement ne servant à rien, on en placera un postiche fait avec n’importe quoi.
Les plaies des lèvres devront se suturer avec un cheveu-, après quoi, on prendra un peu de suc de maguey fondu, qu’on appelle meulH * et on l’étendra sur la plaie. Si, après cicatrice, il résultait un aspect défectueux, il faudra inciser, cautériser, coudre de nouveau avec le cheveu et panser avec de Vulli fondu.
Quand il y a une exfoliation des lèvres par excès de froid ou de chaleur, les panser avec du miel blanc, du miel de maguey ou de Vulli fondu. Si cette exfoliation procédait d’inflammation du foie, on mettrait sur les lèvres la poudre de la racine appelée tlallauhcapatli ; on s’en frotterait les dents et on en ferait une décoction qu’on boirait.
Pour le gonflement des gencives, on se fera des incisions et on y appliquera un peu de sel en frottant avec le doigt. Quant au mal de dents, il faudra chercher le ver qui naît de la fiente, le moudre avec de VocotzolL et le mettre sur les joues du côté où la douleur existe. En même temps, on chauffera un piment qu’on appliquera sur la dent dont on souffre, après y avoir pressé avec le doigt un grain de sel. La gencive sera incisée et l’on mettra par-dessus une certaine plante appelée tlalcacauatl. Si cela ne suffisait pas, on arracherait la dent et on mettrait un peu de sel à la place.
Pour éviter d’être atteint de cette affection des dents, il sera bon de s’abstenir de tout aliment trop chaud et éviter de boire de l’eau très froide après avoir mangé chaud. On se nettoiera les dents après le repas, prenant soin d’arracher la viande entre les interstices au moyen d’un petit morceau de bois; sans quoi, elle pourrirait et gâterait les dents.
Pour ce qui regarde l’inconvénient du tartre sur les dents, il sera bon de chercher à l’éviter en nous rinçant la bouche avec de l’eau froide et, après avoir frotté les dents avec de la poudre de charbon se laver avec de l’eau salée. On fera usage aussi d’une certaine racine appelée tlatluuhcapatli et d’un mélange do cochenille, de piment et de sel pour se frotter les dents. On s’appliquera aussi un certain remède appelé tliUictlamiaualli ‘‘ qui, à la vérité, n’est guère bon que poulies dents devenues noirâtres. On pourra encore se laver les dents avec de l’urine, avec de l’eau et de l’encens du pays, une décoction d’une certaine écorce d’arbre appelée quauhtepuztli, si on ne préfère faire usage de la poudre de cette même plante. De toute façon, il sera bon d’enlever le tartre durci avec un instrument et de mettre à la place un peu de poudre d’alun, de cochenille, de sel et de piment.
Les petites tumeurs et les gonflements de la langue demandent à être piqués pour en faire sortir le sang ou la matière. On mettra par-dessus un peu de charpie avec du sel et l’on boira la décoction du bois appelée iztacquauill ; moyennant quoi il sortira un peu de sang décomposé et l’on rendra du sable par l’urine.
Si la langue devient grosse, il faudra se rincer la bouche avec un liquide acide et en faire sortir du sang en la piquant par-dessous.
Pour les ampoules et les feux de la langue, il faudra les toucher avec de l’alun et même le laisser en place.