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Qui est utile pour ce qui est noir {ilillic

HISTOIRE DES CHOSES

Il sera bon de se laver avec une eau appelée en mexicain scocoatl', et avec e suc de tomate douce qui s’appelle millomatl dans le pays.

Lorsque la langue sort de la boucbe, il faudra la frotter avec de Vulli.

Le bégaiement des enfants provient de ce qu’ils ont teté trop longtemps; aussi convient-il de les sevrer et de les faire manger.

Les morsures de la langue se pansent avec du piment cuit, un peu de sel, ou du miel blanc et de maguey.

§ 2. — Des maladies du cou et de la gorge et de leurs remèdes.

Pour la maladie du goitre et le gonflement de la gorge, il faudra frotter la partie gonflée avec la main, se saigner, appliquer une certaine plante appelée cocoxiuiü mêlée avec de la suie qui se forme sur les pots et boire une décoction à'acaxilülic

Lorsque le cou sera perclus, il sera bon de prendre quelques bains, de serrer entre les mains la partie endolorie. Si cela ne produisait aucun effet, il serait nécessaire de se procurer et de mettre sur le cou les herbes susnommées ; tecomaxochîtl * coyoxochill, quimichpatli ® tzitzicaztli.

Les maladies des glandes du cou se traitent en incisant le gonflement avec quelque petit couteau. Après en avoir extrait la matière jusqu’à la racine, on y appliquera le picietl moulu, mêlé avec l’herbe appelée yietl et du sel, le tout bien chaud.

Lorsque la chair tombera en pourriture, on prendra la feuille de maguey qu’on coupera en morceaux; on exposera ceux-ci au soleil, et quand ils seront bien secs, on les réduira en poudre et l’on appliquera sur la partie malade.

Les abcès du cou doivent se laver avec de l’urine, et l’on appliquera par-dessus les plantes susnommées, réduites en poudre. On appliquera au surplus sur lesdits abcès et tout autour beaucoup de sel iztauhyatl, calcuechlli, yapaxiuitl.

Pour l’affection de la toux, il faudra se frotter la gorge avec le doigt et boire de l’eau de la racine appelée llacopopotl, ou de l’eau où l'on aura fait macérer de la chaux et du piment, ou une décoction de l’absinthe du pays, ou encore une boisson faite avec la racine appelée pipitzauac^. Il est entendu que les grandes personnes doivent prendre ces eaux-là à la dose d’un cuartillo et les enfants le quart de cette quantité; moyennant quoi, on expulsera les flegmes par en haut ou par en bas. Qu’on boive en outre une décoction d’yiztaquiltic. Pour ce qui est des enfants, il faudra imbiber un coton de la demi-grosseur d’un œuf dans la susdite décoction, deux ou trois fois, en en exprimant l’eau pour la donner à

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