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De uapalli, planche, poutre et calli, maison

HISTOIRE DES CHOSËS

‘ De 15, ils furent s’établir sur les bords d’une rivière près de la ville de Xocotillan qu’on appelle aujourd’hui Tullan ou Tula. On peut assurer qu’ils y vécurent longtemps réunis en voyant les nombreux travaux qu’ils y firent, parmi lesquels se remarquent les ruines de l’un d’eux resté inachevé et qu’on appelle quetzalli. Ce sont des piliers avec la forme d’un serpent dont la tète est à la base, tandis que les grelots de la queue se trouvent au sommet. Ils ont laissé un monticule qui ne fut jamais terminé, et l’on voit encore aujourd’hui leurs vieux édifices avec leur crépissure. On trouve de nos jours de leurs œuvres consistant en morceaux de poterie en terre cuite, des vases, des écuelles et des jarres. On retire de dessous terre des joyaux et des pierres précieuses, des émeraudes et des turquoises fines. Le véritable nom des Tulteca était Chichimeca. Le nom de Tulteca provient de la finesse et de la supériorité des objets qu’ils fabriquaient. C’est comme si l’on disait : ouvriers délicats et achevés, comme sont actuellement ceux des Flandres. Cette dénomination était méritée, car ils étaient très adroits et fort supérieurs en tout ce qui sortait de leurs mains. Tout était excellent, délicat et plein de grâce. Ce qu’ils faisaient était remarquable par sa beauté. Leurs édifices abondaient en ornements. Les murs étaient parsemés en dedans de pierres précieuses vertes bien incrustées, et lorsque cet embellissement faisait défaut, il était remplacé par une crépissure supérieurement brunie et très digne d’être admirée. Les pierres qui concouraient à ces travaux étaient si bien travaillées et si parfaitement incrustées qu’on aurait dit de la mosaïque. Ce n’est pas sans raison que tout cela a été attribué plus tard à des ouvriers délicats, car c’était d’un travail charmant et de premier ordre. Il y avait aussi un temple appartenant à leur grand-prêtre appelé Quetzalcoatl, encore plus précieux et plus beau que tous les autres objets sortis de leurs mains. Il était partagé en quatre appartements. L’un d’eux, situé du côté de l’orient, était en or; on l’appelait la maison dorée, parce que les crépissures étaient remplacées par des plaques d’or très délicatement incrustées. L’autre appartement, situé vers l’orient, s’appelait la maison des éme raudes et des turquoises, parce qu’elle était intérieurement embellie par des pierres précieuses de toute sorte, incrustées en mosaïque avec une telle perfection que c’était admirable. Un autre appartement, situé au midi, était tapissé d’une grande variété de coquillages de mer, si parfaitement incrustés dans les murs qu’on n’en voyait point les joints, et partout ailleurs le sol et les parois étaient couverts de plaques d’argent. Le quatrième appartement, situé au nord, était formé d’une pierre rouge jaspée et orné de coquillages.

Il y avait un autre édifice remarquable par des ornements de plumes, dans l’intérieur duquel la plume remplaçait la crépissure des murs. On y comptait aussi quatre appartements. L’un, situé vers l’orient, était couvert intérieurement de plumes riches, de couleur jaune, de toutes provenances. Un autre appartement, situé vers le couchant, était appelé l’appartement des plumages. Ses murs étaient couverts de la plume richissime appelée œiuhtototl, provenant d’un oiseau d’un très beau bleu. Elle était appliquée sur les murs en forme de tapisserie après avoir été collée sur des mandas et des filets. Cette pièce portait, à cause de cela, le nom de

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