‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 570 sur 704 · De doll, épi de maïs vert, et quilill, herbe comestible · texte numérisé non relu

De doll, épi de maïs vert, et quilill, herbe comestible

Une autre, quauheloqmlitl ^ , est sauvage et naît surtout entre les tunas. Elle est très tendre et bonne h, manger.

Une autre, moçoquüill, est verte, très tendre, velue et fort bonne. Il en est une nommée tzayanalquilitl^ qui pousse dans l’eau. Elle a les rameaux creux et les feuilles découpées. Elle est très bonne à manger.

Une autre, axoxoquilitl^, est d’un vert clair. Elle pousse près de l’eau et elle a bon goût. On prétend que si les enfants de l’un et l’autre sexe la mangent, ils se rendent pour plus tard impropres à la génération; mais les grandes personnes en font usage impunément.

La tzonquüill est très verte et ses tiges sont comme des roseaux creux semblables à Vaxalli Elle pousse au bord de l’eau. Elle craque entre les dents quand on la mâche.

Viztncquilitl ^ est basse et touffue. Son goût est, salé. On la mange crue et cuite.

La tepicquilitl ’’ a les feuilles longuettes et pointues. Elle cause la diarrhée quand on en mange beaucoup.

Veçoquilül * a les feuilles et les tiges comme les haricots et, en outre, un peu dures et velues. On la mange crue et elle produit des renvois.

Le uüzquilitl ® est le cardon du pays. Il a des épines ; les feuilles les plus inférieures sont cendrées et les supérieures vertes. Elles sont bonnes à manger. Elles ont des filaments comme le cardon de Castille. Cette plante pousse au bord de l’eau, et on la cultive dans les potagers.

Il y a un certain cardon sauvage semblable au précédent qui croît sur la montagne et porte le nom de quaiiitzqiiilitl On lui fait dire ; « Je mange celui qui me mange », parce qu’il est épineux et qu’il pique celui qui le consomme.

Le chichicaquilitl est une herbe comestible qui croît au bord de l’eau et en terre molle et labourée. Il est très tendre ; ses racines sont blanches et il est un peu amer.

Le tonalcMchicaquilitl^' pousse en terrain sec, dans les lieux solitaires et sur la montâgne. Il est vert, cendré et très amer. Il calme la chaleur intérieure, facilite la digestion et purifie les intestins, surtout quand on le mange à jeun.

Le coyocuexi ressemble au uitzquilitl dont on parle plus haut. Il n’est point épineux. Il forme une tige et des fleurs. Les enfants n’en font point usage. Il est amer, il fait mal à la gorge et rend la voix rauque, surtout aux enfants.

Page 1