‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 572 sur 704 · De quanaca, coq, poule, et quilill, herbe comestible · texte numérisé non relu

De quanaca, coq, poule, et quilill, herbe comestible

7. C’est-à-dire : herbe comestible [quilill] du papillon [papalotl).

II y aune autre herbe comesühle appelée tolcimaqtiiliü ' . Sa fleur est très belle; on en mange la racine dont il a été question plus haut.

Il y a un petit fruit appelé xallomatl ou xaltotomatl que produit une plante nommée xallomaxiuitl Ce petit fruit, qui est rond, sucré et juteux, est tantôt blanc et tantôt noir. Sa racine se mange crue, bouillie et cuite au four.

11 y a une herbe du nom de coyototomatl^ qui produit un petit fruit comestible semblable à de petites tomates et qu’on appelle miltomatl. Il a la peau jaune ; le goût en est sucré, mais il serre un peu la gorge. La décoction de la racine bue modérément est médicinale. Elle nettoie les intestins. Les femmes nourrices la boivent, parce qu’elle purifie leur lait.

Une herbe appelée ailitiliail produit un petit fruit noirâtre, sucré et un peu aigrelet. Ses feuilles s’emploient dans les temaxcalli pour préparer l’eau dans laquelle se baignent les malades.

L’herbe qu’on nomme tlalxilotlel celle qui est appelée ilalayotl sont comestibles.

§ 5. — Des plantes médicinales.

Il y a une plante médicinale qu’on appelle cocoyactic et dont les médecins font usage au début d’un traitement. Elle forme sous la terre une tête pareille à celle de l’ail. Quand on commence à traiter un malade, on pulvérise cette plante avec sa racine et sa graine. On la fait absorber au malade par le nez, et, si la dose en est forte, le sang jaillit des narines. Cette plante se produit dans l’endroit que l’on nomme Motlauhxauhcan et qui se trouve situé au pied des montagnes de Quauhnauac.

Il y a une autre plante médicinale qu’on appelle pipiiznuac, et qui ressemble à du foin haut de taille. Sa racine se met en poudre et on la donne à boire à celui qui se plaint d’une chaleur intérieure trop considérable. Il s’ensuit des vomissements et des selles qui tempèrent cette chaleur. Ce remède fait expulser de la matière aux hommes et aux femmes. Après sa purgation le malade devra boire du yolatolli qui se fait avec du maïs moulu. Cette plante pousse sur les montagnes de Chalco.

Il y a une autre plante médicinale qu’on appelle izlacquauitl. Sa racine est comme celle du cimatl dont nous avons parlé ; elle est tout aussi grosse, très blanche, un peu spongieuse et légèrement sucrée. C’est un tempérant de la chaleur. La décoction de cette racine est bue par ceux qui ont fait usage d’un purgatif. Elle purifie l’urine, guérit les parties génitales des hommes et des femmes et fait venir au dehors un amas de pus s’il existait intérieurement. Si quelqu’un a été blessé à la tête, cette plante appliquée entière ou pulvérisée sur la plaie la fait guérir. Cette même racine fait encore du bien à ceux qui ont mal aux yeux et qui ont les paupières gonflées et rouges de chaleur. Ils guérissent en se frottant

1. De lolcimall, sorte de racine, et quilitl, herbe comestible.

2. Solanée dont le nom est formé de xaltomatl, sorte de tomate, et xiuill, herbe, plante.

Page 1