C’est-à-dire : müquitl de la terre ou plaine {llalli
la diarrhée et une chaleur intérieure trop forte. Celle-ci se tempère avec ce remède. Après l’avoir bue, le malade devra manger des choses froides. La plante croît en montagne et en plaine.
Il y a une plante médicinale également, qui s’appelle pocauatepaili'. Ses feuilles sont larges ; leur forme ressemble à celle des feuilles du figuier, quoiqu’elles soient plus petites. Elles sont vertes, dentelées et terminées en pointe. Elles rampent sur le sol et elles sont amères. La racine, qui ressemble au radis, est jaune au dehors et blanche intérieurement. Moulue avec les feuilles, elle est bonne pour ceux qui sont enflés ou qui ont des plaies sur le corps. On en applique la poudre sur celles-ci ou sur les gonflements, et cela guérit. Cette plante croît sur les montagnes.
Il y en a une autre, médicinale, qui s’appelle uauauhtzin ou iztacquauitl ; on a déjà dit qu’elle est bonne contre un excès de chaleur et pour le gonflement ou la suppuration du membre. Pour cela on doit la moudre avec les feuilles et les fleurs de la plante appelée matlalli ^ et la mêler avec de l’eau chaude. Cette plante moulue et prise en boisson est bonne aussi contre le tabardillo. On l’administre dans cette maladie lorsque commencent à paraître des taches de la couleur de vert-de-gris. Cela fait sortir le mal en dehors, mais il faut saigner en même temps le malade. Ce remède est également utile à celui qui est atteint d’une diarrhée continuelle. La racine se prend en ce cas dans de l’eau, mélangée avec un peu de chian. Elle croît partout sur les montagnes.
Il y a une autre plante appelée tlacoxiuitl qui est de taille un peu haute, dont les feuilles et les branches sont en petit nombre, minces, longuettes et très vertes; ses fleurs sont blanches. Aucune de ces parties de la plante n’est bonne à rien. Les racines sont épaisses et blanches. On les fait cuire dans l’eau et celui qui, atteint de diarrhée, boit de cette décoction, guérit pourvu qu’il prenne soin de boire après cela de la bouillie appelée ijolatolli. Cette racine est en même temps un remède contre les abcès et les gonflements qu’elle résout ou fait suppurer. Cette plante croît partout en plaine et sur les montagnes.
Il y en a une autre, médicinale aussi, qu’on nomme tlalchipilli^. Elle est de la hauteur de deux empans. Ses feuilles, qui n’ont aucune utilité, sont vertes, larges, pointues et parsemées d’un grand nombre de veines. Sa racine est d’un vert foncé extérieurement et d’un brun violet en dedans. Elles est amère. Réduite en poudre, mêlée avec de la résine ocotzotl, et appliquée sur les abcès, elle les guérit. Elle croît en plaine et sur les montagnes.
Il y a une autre plante médicinale qui s’appelle acaxilotic C’est un arbuste ; ses feuilles, qui sont très nombreuses, sont réunies par leur tiers inférieur formant des groupes de deux, de trois ou de cinq. Les branches sont minces et les feuilles ongues et larges. Les unes et les autres sont sans utilité. Les racines sont longues, blanches, petites et d’un goût styptique. Pulvérisées et délayées dans l’eau.
1. » Remède pour les tumeurs, les enflures (poçaualiztli). » L’édition de Bustamante porte poçauùpatli.