‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 578 sur 704 · De Ualchi, près de terre, et pilli · texte numérisé non relu

De Ualchi, près de terre, et pilli

k. De acall, tige, roseau, et xüotic, qui porte épi.

elles font du bien à ceux qui ont rechuté de quelque maladie et ressentent une trop grande chaleur intérieure. Elles ont pour effet de leur faire rejeter par la bouche de la bile, du flegme et de la matière. Après ce débarras, on prend de la bouillie appelée yolatolli. Cette plante croît sur les montagnes.

Il y en a une autre appelée chichilquütic dont la racine ressemble à un cep de vigne. Ses branches sont longues; les feuilles rondelettes, dentelées et rougeâtres ne sont d’aucune utilité. La racine est un peu sucrée, noire en dehors et blanche en dedans. Moulue avec de la graine de maïs, elle fait du bien à ceux qui sont atteints d'une grande chaleur intérieure. Elle purifie l’urine et provoque l’excrétion. Après en avoir fait usage, on doit manger des choses froides. Cette plante croît sur les montagnes.

Il y en a une autre qu’on nomme uauauhtzin. Elle est haute ; ses feuilles sont velues et un peu cendrées. Sa racine est épaisse, jaune extérieurement et blanche en dedans. Moulue avec la branche, elle est bonne contre la maladie des seins. Cette plante croît dans les plaines et sur les coteaux.

Il y a un arbuste médicinal appelée iztaquiltic. Ses branches sont longues, ses feuilles minces comme celles du cèdre. Son écorce est très lisse. Sa racine n’est bonne à rien; mais la tige, qui est un peu piquante, fait du bien à ceux qui ont des rétentions d’urine. Ils doivent la boire pulvérisée et délayée dans de l’eau sans faire usage d’aucune autre boisson. Elle est utile également à ceux qui crachent du sang par la bouche et elle fait vomir les mauvaises humeurs. Si ceux qui sont atteints d’épilepsie la boivent au début de leur mal, ils guérissent. Elle fait du bien aussi à ceux qui crachent de la matière. On la mêle en ce cas avec la plante que nous avons déjà appelée ^(aua^í/lís^?^ et elle fait alors évacuer les humeurs par en bas. Cette plante croît sur les montagnes et dans les précipices.

Il y a une autre plante médicinale qu’on appelle quauheloquiUic ou quauheloxochitl. C’est un arbuste. Ses feuilles sont larges, longues, pointues et un peu épaisses. Sa fleur est d’un bleu clair. Toutes ses parties ne sont d’aucune utilité. Sa racine est médicinale; elle pique la gorge. Pulvérisée et bue dans de l’eau, elle fait du bien à ceux qui sont atteints de chaleur intérieure trop considérable. Ils ne doivent pas prendre d’autre boisson. Ceux qui se portent bien la boivent aussi ; elle est utile pour l’urine. Cette plante pousse partout, mais elle es rare.

Il y en a une autre qu’on appelle uiuitzquiltic. Elle ressemble au cardon que l’on mange en Castille. Mais les feuilles ne dépassent pas la longueur d’un empan. Elle pro'duit des thalles et des fleurs. Celles-ci sont jaunes. Toutes ces parties font du bien. La racine a l’odeur d’urine ; elle est noire au dehors et blanche en dedans. Sa décoction est utile à ceux qui ont rechuté de quelque maladie. On doit la boire deux fois à jeun. Elle est un tempérant pour tout le corps. Celui qui en fait usage ne doit pas manger de piment. Cette plante croît sur la montagne et les endroits escarpés.

Il y en a une autre médicinale appelée memeya, c’est-à-dire qui suinte du lait. Elle n’a qu’une seule tige ; ses feuilles sont longues, un peu larges et pointues ; la fleur est blanche. Tout cela n’est d’aucune utilité. Sa racine est châtain en dehors et blanche en dedans. Elle n’a aucun goût. On doit la prendre délayée dans de l’eau tiède, pulvérisée et mêlée avec quelques grains de maïs. Sa racine

entière, ou oignon, se prend en trois ou quatre l'ois. Elle est bonne pour ceux qui ont mal au ventre, sont enflés de cette partie et atteints de borborygme». Ils guérissent en expulsant par la bouche de la bile, du flegme et de la matière. On la boit à jeun, après quoi l’on prend du yolatolliet on mange ensuite sans faire usage de piment. Elle provoque aussi les selles et fait rendre les vers intestinaux. Cette plante croît sur toutes les montagnes.

Il y a une autre plante médicinale qu’on nomme tetzmitic. Elle ressemble à l’arbuste appelé tetzmetl. On lui donne aussi le nom de quauholli. Ses feuilles sont très vertes, flexibles et rondes. Il s’en écoule aussi du lait et ses branches sont rouges. Le lait suinte des feuilles et des bourgeons quand on les coupe. Si on l’applique aux yeux il tempère leur chaleur, en fait disparaître la rougeur, les rend clairs et les purifie. Ses racines sont épaisses, longues et un peu sucrées. Leur couleur est châtain en dehors et blanche en dedans. L’intérieur de cette racine pulvérisée provoque l’urine et la purifie. C’est aussi un tempérant d’une chaleur excessive. Cette plante croît sur les montagnes et dans les marais.

Il y a une autre plante qu’on appelle tzatzayanalquiltic ' . Un grand nombre de petites tiges s’étalent sur la terre. Ses feuilles ressemblent à celles du tzayanalquilitl; elles sont petites, très vertes et dentelées. Ces parties de la plante ne sont d’aucune utilité. La racine est unique; elle est comme une enfilade de grains de chapelet, châtain en dehors et blanche intérieurement. Pulvérisée et délayée dans de l’eau, elle est bonne pour les femmes qui nourrissent et dont le lait devient aigre. Celui-ci se purifie par l’usage prolongé de cette boisson. On la donne à prendre aussi aux enfants qui ont la diarrhée. Le mal s’arrête par son emploi. Le suc que l’on en extrait en la pilant nettoie l’urine des enfants. Les nourrices ne doivent pas manger d’avocat, parce que ce fruit donnerait la diarrhée aux nourrissons. Cette plante croît sur les montagnes et entre les rochers.

11 y a une autre plante médicinale appelée ichcayo^. Ses feuilles sont nombreuses et de la longueur du doigt. Elles procèdent du sol comme le maguey, parce que la plante n’a pas de tige. Elle sont velues et cendrées. Moulues elles sont bonnes pour les gens qui ont des bubas; on les applique sur les plaies. Les personnes qui ont cette maladie ne doivent manger ni de la viande ni du poisson. Cette plante croît sur les montagnes.

Il y a une autre plante médicinale appelée tlalyetl. Les feuilles qui procèdent du sol sont très vertes, larges et dentelées. La plante forme une fleur jaune et ses racines sont minces et très fournies. Celles-ci, aussi bien que les feuilles, sont piquantes; moulues ensemble, elles sont bonnes contre les hémorro'ides, sur lesquelles on les applique. Cette application doit se renouveler plusieurs fois pour que le mal guérisse. Cette plante croît en tous lieux, dans les champs et sur les montagnes.

Il y en a une autre qu’on nomme mexiuiü^. Elle a plusieurs branches procédant d’un pied unique. Branches et feuilles sont de couleur rougeâtre. Ses fleurs sont de la même nuance et les feuilles sont larges et dentelées. Le goût en est

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