De liçall, craie, avec le suffixe pan
HISTOIRE DES CHOSES
Mexicains étaient cruels et inhumains. Lorsque Marina eut expliqué au capitaine ce que les Indiens disaient, il leur répondit : « Ne vous chagrinez point si je m’en « vais, je reviendrai bientôt; je ferai que votre village commande et qu’il n’obéisse « point à Mexico, et je détruirai les Mexicains. » En entendant ces paroles, les Otomis de Teocalhuican se consolèrent et se sentirent pris d’une confiance assez présomptueuse pour se rebeller contre les Mexicains. Les Espagnols passèrent la nuit dans ce village. Le lendemain, avant le lever du jour, ils s’apprêtèrent à faire route et ils prirent le chemin de Tepotzotlan. Les habitants de cet endroit voyant que les Espagnols venaient chez eux prirent la fuite, se cachant les uns dans les bois, les autres dans les ravins, et personne ne resta dans le village pour les recevoir. Mais ils n’emportèrent rien avec eux et ils abandonnèrent tout, ne songeant qu’à mettre leurs personnes en sûreté, persuadés que les Espagnols venaient les massacrer. Ceux-ci entrèrent dans les principaux édifices ou palais du cacique et passèrent là la nuit tous ensemble et bien réunis, dans la crainte que l’ennemi ne tombât sur eux. Le lendemain, quand il fit jour, ils déjeunèrent des provisions qu’ils trouvèrent dans les maisons et ils partirent après leur repas. L’ennemi marchait derrière eux en poussant de grands cris; mais si quelqu’un approchait trop, il était massacré. Les fuyards s’en furent ainsi tout droit au village de Citlaltepec dont les habitants prirent la fuite, en les voyant approcher, sans leur faire aucun accueil. Les Espagnols mangèrent ce qu’ils trouvèrentdans les maisons; ils se reposèrent là cette nuit, déjeunèrent le lendemain et partirent après leur repas vers le village appelée Xoloc^. Les habitants prirent la fuite; personne n’osa attendre; tout le monde gagna le haut du cerro appelé Xoloc, où on se cacha, tant la frayeur était grande. Les Espagnols passèrent là la nuit et, le lendemain de bonne heure, ils partirent après avoir déjeuné, marchant en deux colonnes de cavaliers et de piétons, tandis que les porteurs de bagages se tenaient entre les hommes à cheval. Ils brûlèrent en marchant tous les établissements diaboliques qu’ils trouvèrent en route, chose facile, puisqu’ils étaient couverts en chaume, mais effrayante pour tous ceux qui en furent témoins. Tandis que les Espagnols avançaient, les maceuales de ces endroits les suivaient en poussant des cris, mais sans oser approcher. Les Espagnols arrivèrent ce jour-là même au village appelé Aztaquemecan^ ; c’est une montagne élevée couverte d’habitants. Les Espagnols y montèrent et se logèrent sur ses flancs dans un village appelé Çacamolco^ ; ils s’y réfugièrent dans un temple appartenant aux Otomis. Les habitants avaient pris la fuite en abandonnant leurs demeures.