‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 651 sur 704 · Forme révérentielle de mayeuatl, gant · texte numérisé non relu

Forme révérentielle de mayeuatl, gant

2. De yauhlli, plante, et tenlli, bord, avec co, suffixe de nom de lieu.

3. De coyotl, chacal, et nacazUi, oreille, avec co, suffixe de nom de lieu.

HISTOIRE DES CHOSES

terre et engagèrent le combat. Ils étaient commandés par le capitaine Rodrigo de Castañeda; ils commencèrent à lâcher leurs flèches et, ce chef ayant réussi à tuer un Indien avec son arc, quelques camarades du défunt se précipitèrent sur lui, le firent tomber à l’eau et étaient sur le point de l’achever lorsqu’il eut la chance de s’échapper en s’accrochant à un brigantin.

Un autre brigantin espagnol était posté au quartier de Tetenanteputzco ^ près de ce qui est aujourd’hui l’église de Santa Lucia. Un autre se tenait dans le quartier de Tetecco près de ce qui est actuellement l’église de la Concepción, Ils étaient tous les deux dans l’attente de circonstances favorables, se tenant le jour à leurs postes et s’en allant pendant la nuit. Ayant enfin résolu, après trois ou quatre jours, d’entreprendre par là leurs attaques, les Espagnols entrèrent par le chemin de Quauecatitlan qui va droit au marché du sel. Ils étaient si nombreux et ils amenaient tant d’indiens alliés qu’ils ne tenaient plus sur la chaussée qui avait de l’eau des deux côtés. Mais, l’ayant élargie au moyen de terre sèche, de briques et de madriers pour mieux effectuer le passage, ils s’y rangèrent en ordre de bataille, précédés de leur drapeaux, au son du tambour et du fifre, suivis de tous les Indiens de Tlaxcala et d’autres alliés. Ils entrèrent avec beaucoup de brio comme s’ils n’avaient fait aucun cas des Mexicains. Les Indiens alliés marchaient en chantant, tandis que les Mexicains leur répondaient aussi par des chants dont ils ont l’habitude en temps de guerre. Ils arrivèrent ainsi au quartier de Tliluacan, qui est maintenant San Martin. Les soldats du Tlatelulco se tenaient cachés et couchés sur le sol par crainte de l’artillerie en attendant le combat et le cri de leurs capitaines qui donnerait l’ordre de commencer. Ce cri s’étant fait entendre, on vit se précipiter sur les Espagnols ce capitaine de Tlatelulco qui est connu sous le nom de Tlapanecatl ecalzin. Élevant la voix pour encourager ses hommes, il réussit à porter la main sur un Espagnol, l’abattit sur le sol, tandis que quelques autres soldats, ses compagnons, s’approchèrent pour s’en emparer.

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