‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 69 sur 704 · De (epeii, mont, et ühuül, jour de fête, de réjouissance · texte numérisé non relu

De (epeii, mont, et ühuül, jour de fête, de réjouissance

bois ou en racines d’arbres, qui étaient sculptés de manière à se terminer en tête de couleuvre. On préparait aussi de longs morceaux de bois de la grosseur du poignet, qu’on appelait ecatotontin^. On les façonnait à la surface avec la masse de tzoalli et on les baptisait montagnes en les surmontant d’une tête d’homme. On faisait aussi ces mêmes images en mémoire des personnes noyées, ou pour celles qui avaient fini par le genre de mort qui fait qu’on enterre les cadavres au lieu de les brûler.

Après qu’on avait placé sur les autels, au milieu de grandes cérémonies, les statues que nous venons de dire, on leur offrait des tamalli et bien d’autres choses à manger; on chantait des cantiques et on buvait du vin en leur honneur.

Le jour de la fête des montagnes étant venu, on tuait quatre femmes et un homme. L’une de ces femmes s’appelait Tepexoch, la seconde Mallalcue, la troisième XorMtecall, la quatrième Mayauel; l’homme portait le nom de MilnaualP. Ces femmes, ainsi que l’homme, étaient ornées d’un grand nombre de papiers oints d’ulli, et certaines femmes richement habillées les portaient en litière sur leurs épaules jusqu’à l’endroit où l’on devait les tuer.

Après leur avoir donné la mort et arraché te cœur, on les emportait lentement, en les traînant sur les degrés du temple jusqu’en bas. Là, on leur coupait la tête que l’on fixait ensuite à des pieux en bois, tandis que les corps étaient portés au calpulli où l’on en faisait le partage pour être mangés. Les papiers dont on ornait les images des montagnes étaient suspendus dans le temple, après qu’on avait défait les statues pour les manger. On faisait encore dans cette fête beaucoup d’autres cérémonies qui seront décrites en en faisant l’histoire.

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