‹ Histoire générale des Hongrois (volume 2)Chapitre 124 sur 138 · Correspondance de Napoléon, XIX, 23, 148, 183. r · texte numérisé non relu

Correspondance de Napoléon, XIX, 23, 148, 183. r

Le lendemain c'est le bataillon de Zàch conduit par l'archiduc lui-même qui frappe les derniers coups. Les Hongrois avaient donc commencé et terminé la sanglante bataille.

Déjà Tinsurrection levée dans les domaines du primat et dans le comitat de Nyitra, très-rapproché de la^ frontière, venait de se montrer au milieu des troupes régulières de TAutriche. Le mouvement, loin de se ralentir, fut encore accéléré par la grande nouvelle ; en quelques jours huit mille cavaliers nobles des comitats du Danube se trouvèrent au rendez-vous de Gyœr. L'Empereur s'aperçut qu'il s'était trompé sur les dispositions des Hongrois en disant dans son neuvième bulletin, qui précéda immédiatement celui de la bataille d'Essling : « Il n'y a encore aucune levée en Hon- » grie. Sans armes, sans selles, sans argent, et fort peu » attachée à la maison d'Autriche, cette nation paraît avoir » refusé toute espèce de secours. » Il ne parla plus que de «c corriger messieurs les insurgés. »

Le repos de six semaines qui sépare Essling de Wagram ne concernait que les deux grandes armées de Napoléon et de l'archiduc Charles ; les armées secondaires pouvaient continuer leurs opérations. L'Empereur ordonna au vice-roi Eugène de marcher sur Raab (Gyœr) : « cette ville est une i excellente position au centre de la Hongrie. Elle est comme » le réduit du grand camp retranché où l'ennemi espère

» réunir et exercer toute l'insurrection hongroise, et où il

» fait d'immenses travaux ^ »

Dans quel état se trouvait cette milice qui venait, pardéta- ..chements successifs, renforcer l'armée en retraite de l'archiduc Jean et se mesurer avec notre armée d'Italie? Nous

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