‹ Histoire générale des Hongrois (volume 2)Chapitre 21 sur 138 · Charrière, T. II, p. 113, 140 etc · texte numérisé non relu

Charrière, T. II, p. 113, 140 etc

leM}tiint le lui reprochait en jaia 1526, aa début de Tinvasîon, dans une lettre écrite de Grenade à Tambassadeur Honcada : « Vous pourrez dire à Sa Sainteté que le vrai re- • méde eût été de se concerter et de se bien unir avec nous, > et d'accorder la croisade que nous lui avons demandée » tant de fois et avec instance*. > De leur côté les princes autrichiens avaient à lutter contre une coalition multiple. Ce serait peut-être un jugement téméraire que de leur prêter Tespoir de profiter d'un désastre facile à prévoir, comme ils en ont profité en effet; car leurs lettres ont tous les caractères d'une tristesse et d'une inquiétude sincères. La seule maison souveraine qui ait rendu des services à Louis II, et c'était bien une maison souveraine, ce fut la maison Fûgger d'Augsbourg, la grande puissance financière de l'époque. Elle avança de l'argent, non sans prendre des gages dans les mines hongroises dont elle se fit concéder l'exploitation'.

Dès le 25 avril, Soliman avait quitté Constantinople avec plus de cent mille hommes et de trois cents canons. Il voulait, dit son historiographe, « sauver le bey de France, allié > fidèle, prisonnier du chef des Allemands, lequel était de- » venu empereur avec l'appui des Hongrois maudits lorsque » l'automne de la mort avait fané le parterre de la vie de » Maximilien » . L'armée était excellente, sévèrement disciplinée. Elle atteignit Essek, sur la Drave, où. Soliman planta sa tente au bord de la rivière pour surveiller la construction d'un pont. Elle rejoignit ensuite le grand-visir Ibrahim qui

1 . Podreis dezir que el verdadero remedio fuera de haverse su santidad concertado y bien unido con nos, y haver concedido la cruzada que tantas vezes y con tanta instancia a este effecto le haviamos pedido (Hatvani I, n» 24) .

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