‹ Histoire générale des Hongrois (volume 2)Chapitre 36 sur 138 · Hatvani, II, 252, 253 et · texte numérisé non relu

Hatvani, II, 252, 253 et

libertés germaniques. Il conserva celte position jusqu'à la fin de son règne, mais il ne fut pas toujours content de sa protégée, qui semblait avoir hérité de Martiuuzzi une facilité merveilleuse à changer d'alliés *. Jusqu'à sa mort (1559) elle devait négocier avec Ferdinand autant qu'avec la cour de France. Lorsque Christophe Bâthory fut envoyé par elle au Louvre en 1557, au plus fort de la lutte engagée entre la France et l'Espagne, le roi le reçut très-bien, promit à lean-Sigismond la main d'une de ses filles, et son aide pour entretenir la guerre dans la haute Hongrie. Mais Tannée suivant l'envoyé français rema.rquait les intrigues et la mauvaise administration de la reine et cherchait à la séparer de son fils. D'ailleurs la paix de Câteau-Cambrésis et la prédominance des questions religieuses sous le règne des fils de Henri II, allaient distraire pour longtemps la politique française de ces affaires lointaines*.

Que devenait la Hongrie proprement dite pendant les dernières années de Ferdinand, devenu empereur par l'abdication de son frère? Elle n'avait point renoncé à l'expulsion des Turcs, mais elle n'était pas éloignée de les préférer aux hordes de toute provenance commandées par un bandit qui portait le nom significatif de Teufel. Elle montrait son héroïsme habituel dans la campagne de 1556 et dans la glorieuse défense de Sziget, la dernière forteresse sérieuse capable d'arrêter l'ennemi dans la plaine , mais cinq diètes convoquées successivement (1553, 1554, 1556, 1559, 4563) re-

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