‹ Histoire générale des Hongrois (volume 2)Chapitre 4 sur 138 · Ibid. c · texte numérisé non relu

Ibid. c

I Tavare interloqué.-^ J'en étais bien sûr *. » — On plaidait un jour devant lui une question de paternité^ que Ton cherchait à prouver par la ressemblance : t Cela n*est pas du » tout line raison, répondit-il, les femmes adultères ne font » que penser à leur mari qui peut découvrir leur faute *. »

Plusieurs de ses réparties attestent son respect et son amour de l'antiquité classique. On se moquait devant lui de Vévêque de Vâcz qui, dans une réunion de prélats et de barons, avait apporté un manuscrit des Tusculanes : « Eh bien, dit-il,

» cela doit nous rappeler Caton qui apportait toujours quelque

• » choseàliredanslesséancesdu sénatromain^. » — Unautre

jour on croyait' lui faire plaisir en mettant les guerriers de son temps et leur art militaire bien au-dessus des héros antiques. Il répondit : « Si nous avions la centième partie de » de leur génie, l'Empire des Turcs n'aurait pas grandi dans • » de telles proportions ^. » Il partait de là pour faire l'éloge de Frontin et de Végèce. La reine Béatrix, digne fille de l'Italie de la Renaissance, ne restait pas en arrière; elle avait de la promptitude à citer les auteurs, elle amenait volontiers un vers de Virgile s.

Le mot de Renaissance vient d'être prononcé, il n'est pas sans s'appliquer à la cour de Mathias et à une partie du clergé de son temps; renaissance un peu factice il est vrai,'

i. Ibid. c. 4.

2. Ibid. c. 2. J'adoucis le texte : ^.Mulieres eiiim, cum suDt in • amplexu cum adulteris, maritorum imaginem semper habent ante » oculos : unde fit ut illa vehemens imaginalio similitudinem paren-

. » tum in filios imprimat. »

Page 1