Mss. Godefroy, portef
146 mSTOIRE GÉNÉRALE DES HONaRÛIS
Gabriel était déjà refroidi par le spectacle de la désunioa et des préparatifs mal dirigés des chefs protestants * . La victoire de Walleasteia à Dessau sur Mansfeld le consterna plutôt qu'elle ne le surprit, et c'est tout à fait à contre-cœur qu'il mit sur pied une armée. Bientôt il apprenait la défaite des Danois par Tilly, et Tarrivée de. Mansfeld réduit à d'insignifiants débris, poursuivi par sou vainqueur et par les troupes du palatin. Bethlen recommença à négocier et à correspondre avec Wallenstein qui ne se souciait point de cette campagne ingrate, avec Eszterhâzy et avec Pâzmâny luimême, trop intelligent et trop patriote, malgré ses vues particulières, pour ne pas désirer la paix. Elle était conclue, et avec la Transylvanie et avec la Porte, pendant que Mansfeld, Infatigable jusque dans son désastre et jusque dans sa maladie mortelle, formait de nouveaux plans d'aggression contre sa mortelle ennemie.
Le prince Gabriel, cette fois encore, voulut plus que la paix, une véritable alliance. Par là seulement il espérait sauver le protestantisme compromis de touë côtés. Mais ses efforts pour s'entendre à ce sujet avec les deux autres « grands Magyars » ne pouvaient aboutir, Pâzmâny surtout n'ayant point renoncé à la destruction de toute hérésie, et malgré ses bons rapports avec lui *, le désignant toujours à la défiance impériale 3. Son dernier projet fut d'arriver au trône de Pologne avec l'appui de Gustave-Adolphe ; mais il mourut d'hydropisie en 1629 avant l'ouverture de la période Suédoise, laissant les meilleurs souvenirs et les regrets les
1 . Schiller a trës-bien compris ces dispositions de Bethlen.
2. Par exemple Bethlen Pinvitait à ses noces. (Epist. Procerum lUj 383.)