Sammlung passim et d'Arnetb, II, 108 et suiv
» gion, sous prétexte de supprimer la rébellion* ». Il écrivait à Marlborough : « Je suppose que Votre Grâce a Tinten* » tioii de poursuivre la guerre contre la France, et non pas » d'exterminer la religion protestante en Hongrie et Transyl- » vanie* ». Ëufin il était en guerre avec les Jésuites, dont il signalait la singulière attitude 3.
D'autre part, ces mêmes puissances maritimes, engagées dans une lutte formidable contre la France, ne pouvaient voir qu'avec regret une diversion eu sa faveur. Elles voulaient empêcher une étincelle de gagner Constantinople, et faire observer par le grand- visir le traité de Carlovitz*, malgré les efibrts de l'ambassadeur français pour obtenir une alliance avec Râkôczy. Elles agissaient directement auprès de ce prince, auprès de Bercsényi qui les écoutait volontiers ; Bruyninx entreprenait secrètement un voyage à son quartier général. « Je lui représentai, écrit le négocia- » teur hollandais, le peu de fonds qu'il y avait à faire sur » tous les traités avec la France, qui sacrifiait ses peuples, » ses amis, son propre sang, alliances, serments, et tout ce » qu'il y avait de plus sacré, à son intérêt et ambition^». ! Ne réussissant pas dès l'abord, les ambassadeurs multiplièrent les négociations, avec la magnifique persévérance néerlandaise ; elles recommencèrent chaque année leurs i
1 . « To extirpate the Religion uûder the pretexl of suppressing tbe » rébellion ». (Simonyi, I, 26.)