Csokonai minden munkai, I
320 HISTOUŒ OÉNÉRÂLE DES HONGROIS
revers, les remerciements de son roi, le jeune poète Gsoko nai, plein de verve et de naturel, chantait Théroisaie de sesj compatriotes, au besoin même de ses ennemis. La mort prématurée du général Hoche arrachait au poète, destiné lui aussi à mourir bien jeune, un cri de sincère admiration : a Hoche, Tami de Bonaparte, a surpassé à lui seul tous les » héros antiques... en tout, sauf par le nombre des an- » nées ^ » G*est là une exception ; ce que Csokonai aime à célébrer, c'est la générosité de la Diète, la bravoure du cavalier magyar (il y a chez tous les peuples des cavaliers, mais celui-là est sans égall*). Puis, lorsque l'Italie est décidément perdue, lorsqu'il faut défendre la route de Vienne et les frontières de la Hongrie, le poète trouve dans l'extrême danger de son pays, les accents d'une mâle et sombre énergie.
A la noblesse en armes 3. « La Styrie est le champ d'honneur où Ton doit prendre son rang, et recevoir le laurier des mains de la mort. Là combattent les nombreux fils de notre patrie. Là où sont les Français, là est la gloire. Gomme deux vents dans la plaine magyare..., ainsi se heurtent dans la bataille l'héroïque peuple hongrois et l'armée de la France. Ne va pas trembler, ô ma noble nation... Que dirait Arpâd? On nous prendrait pour des Slaves... Soyez fidèles et braves, soyez héroïques, soyez Magyars. »
Ce qui frappe dans ce langage, avec l'obstiné mépris du Magyar pour le Slave ^, c'est un accent de tristesse, un