‹ Histoire générale des Hongrois (tome 1)Chapitre 115 sur 179 · Wenzel, I · texte numérisé non relu

Wenzel, I

LA MAISON D’ANJOU

face d’une puissance maritime telle que Venise. Sans doute aussi l’acquisition de Naples lui paraissait facile avec l’alliance de Saint-Marc, impossible avec son inimitié. Enfin il estimait à un très-haut prix les avantages que la Hongrie pouvait retirer d’un commerce aussi actif, lui qui appelait dans ses Etats les négociants de Vienne1, ville alors bien moins importante que Venise : « Apportez par terre ou par » eau, en toute liberté et sécurité, des marchandises de toute » sorte, à la seule condition d’acquitter les justes droits dans » les localités à cela destinées, et augmentez vos richesses » sous notre tutelle et protection spéciale. »

La pensée dominante de son règne a été l’acquisition de la Pologne, la réunion de ce j)ays à la Hongrie : grande idée, digne du génie des Capétiens, et qui, si elle eût été longtemps applicable, aurait entièrement changé les destinées de l’Orient européen. Son mariage avec Elisabeth, fille de Wladislas Lokietek (1320), prépara les voies, et lui fournit l’occasion d’envoyer une armée auxiliaire qui se distingua dans la lutte contre les Lithuaniens encore païens, et plus tard, une autre armée auxiliaire qui vainquit les chevaliers teutoniques et força les princes silésiens à reconnaître la suzeraineté de la Pologne (1332) 2. Il était habile de soutenir ce pays contre les barbares païens du nord-est et contre les Germains du nord-ouest. Mais un événement tragique, ou plutôt un drame épouvantable, dont l’alliance polonaise se

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