Wenzel, 11,275, etc
2. Non oslante che fosse nato e nutricato in Ungharia, e havesse con secco assai di quella gente barbara, mantenea grande giustizia, e non sofïeria cbe sua gente facesse ollraggio, o noja a paesani, anzi gli puniva piu gravamenle. (Mur., XIV, 23.)
3. O quantæ mulieres populares et nobiles, virgines præcipue vio— lantur in conspectu patrum, virorum, etc.
4. Szâzadok (c’est un recueil historique hongrois), avril 1871.
Toldy a trouvé les éléments de son histoire dans le codex asce-
LA MAISON D’ANJOU
des Napolitains virent-ils sans regret le retour de la reine Jeanne, qui venait de sceller son alliance avec le pape en lui vendant, pour une somme très-modique, la ville et le territoire d’Avignon. D’ailleurs, les ravages delà peste noire suspendaient de fait les hostilités. Elles furent bientôt reprises (1350) par Louis le Grand, qui débarqua près de Manfredonia, et, maître de Canosa, marcha sur Naples où tout un parti l’appelait. Il reçut alors, de Louis de Tarente, un singulier cartel, le provoquant à un combat singulier, dans l’une de ces quatre villes : Paris, Naples, Pérouse ou Avignon. Le roi de Hongrie, sans écarter ouvertement ce défi, n’accepta aucune des villes proposées; il fit remarquer que Paris était la résidence d'un roi oncle de son adversaire, et dont lui-même n’était que le parent éloigné. Puis il continua sa route; pendant qu’il longeait le cours du Silaro, un jeune noble de sa suite tomba dans le fleuve : le roi, comme s’il eût voulu prouver qu’il ne craignait pas la mort, plongea aussitôt dans les eaux rapides et sauva le jeune homme, aux applaudissements de tous ses soldats.
La reine Jeanne venait de s’enfuir à Gaëte ; la capitale fut facilement occupée. Mais le mécontentement visible du peuple, joint à la résistance assez vive que lui avaient opposée quelques villes sur son parcours, la ville d’Aversa entre autres, changèrent les dispositions du conquérant. Il ne trouva plus la princesse Marie, sœur de Jeanne, qu’il avait compté épouser ou faire épouser à son jeune frère Étienne, pour légitimer la prise de possession du trône de Naples. D’ailleurs, il avait appris à mieux connaître les
ticus, 1398, de la bibliothèque de Vienne, et dans un mss. de l’abbaye de Melk.
intérêts sérieux de sa couronne : la Dalmatie et la Pologne lui paraissaient, avec raison, des conquêtes plus durables et plus précieuses. Il ne pouvait s’absenter longtemps, et il ne désirait plus que réserver l’avenir : la sentence des cardinaux, qui absolvait Jeanne comme ayant été ensorcelée1, fut probablement un prétexte qu’il saisit volontiers pour ramener ses troupes au-delà des Alpes et jjour renvoyer honorablement les jirinces prisonniers.
Rien de plus stérile que ces deux expéditions, considérées en elles-mêmes dans leurs résultats immédiats. Toutefois les Magyars y avaient gagné de connaître quelque chose en dehors de leur pays et leurs frontières. Leurs grandes familles, les Laczfi, les Apor, les Szécsi, bien d'autres encore avaient vu, ne fût-ce qu’en courant, un pays déjà ranimé par les premiers souilles de la Renaissance; ils en rapportèrent quelque chose dans leurs châteaux , comme le roi luimême dans ses palais. Le goût des études élevées y gagna2, et la langue nationale s’enrichit au contact de b Italien*, malgré les plus profondes différences. De leur côté, les Italiens avaient soigneusement étudié les Hongrois, leurs institutions et leur manière de combattre, dont Villani nous a laissé une description détaillée. En voici quelques traits : C’est chose » merveilleuse que la multitude de cavaliers qui accom- * pagnent le roi de Hongrie contre ses ennemis... Ils sont » toujours prêts à s’armer et à se mettre en mouvement sur » l’ordre de leur seigneur. Ils ont de légères armes offen- » sives, l’arc et les flèches, et pour arme défensive une
1. Szalay appelle cette sentence « une farce». Pray dit avec plus de réserve : Quid clementem ad ferendam pro Joanna sententiam permoverit, non constat (a. 1351).