‹ Histoire générale des Hongrois (tome 1)Chapitre 134 sur 179 · Wenzel, II · texte numérisé non relu

Wenzel, II

2. X'. le guide du musée national, par D. Floris Romer (en plusieurs langues) et ce musée lui-même. — Schconvisner. Notifia fiungaricæ rei numariœ . Buda*. 1801. in- 4°,

LA MAISON D’ANJOU

mines d’or et d’argent appartenaient de droit à la chambre royale , qui en indemnisait à peine les propriétaires, ce qui fait qu’ils les cachaient au lieu de les chercher. Désormais ils eurent pour leur part le tiers des revenus delà mine, et cette industrie prit une impulsion rapide. On eut bientôt assez d’or pour frapper une monnaie nationale semblable aux ducats florentins, portant les fleurs de lis et l’image de saint Jean-Baptiste; avant le règne de Charles-Robert, il n’y- avait pas d’autres pièces d’or en circulation que celles de Byzance. Si la monnaie d’or fut créée, les monnaies d’argent et de cuivre, cette dernière datant de l’invasion mongole, furent grandement améliorées. On appelait gain de la chambre, lucrum cameræ , un -/éri table impôt consistant dans la refonte périodique des espèces, impôt qui avait produit, surtout pendant le treizième siècle, de déplorables abus ; la maison d’Anjou renonça à ce mauvais moyen de se procurer des revenus, elle rendit la monnaie durable et fixe, et l’assujettit à un modèle invariable h Rien ne contribua davantage à la prospérité et à la tranquillité du pays.

Les Juifs ont toujours été un élément essentiel de l’activité économique dans l’Orient européen : malgré les plaintes assez fondées qui se sont élevées contre eux à diveres époques dans les pays où les préjugés élevaient une barrière entre eux et la population chrétienne, il est certain qu’ils avaient au Moyen Age et qu'ils ont aujourd’hui l’instinct des affaires plus développé que les races qui les entourent. L’intolérance de Louis le Grand voulut les convertir de force ou les chasser; vers l’an 1360 beaucoup d’entre eux durent se résoudre à un exode, les uns en Autriche, les autres en Pologne, où

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